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PAPS lève $4,5 millions pour accélérer sa croissance

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Crédit Photo PAPS

La Startup sénégalaise PAPS a réussi la prouesse de lever $4,5 millions (près de 2,6 milliards de FCFA) en pré série A pour accélérer son expansion en Afrique Francophone. L’entreprise créée en 2016 est aujourd’hui présente au Sénégal, au Burkina Faso et en Cote d’ivoire. L’opération est Co-dirigée par le fonds de capital-risque panafricain 4DX ventures et Orange.

Depuis sa création, l’entreprise a réorienté sa stratégie en s’intéressant d’avantage au secteur du B2B plus organisé au dépend to C2C qui elle est plus dispersé dans l’espace. Aujourd’hui l’entreprise offre des services de transport, de stockage et de livraison au dernier kilomètre et compte parmi ses clients de grands groupes tel qu’Orange Sénégal, Auchan, Jumia, FedEx et DHL.

Le modèle de PAPS est basé sur un réseau de PAPSER et de point relais permettant d’assurer une livraison de bout en bout en bout. Elle est aussi propriétaire de la plus part de sa logistique notamment les entrepôts de stockage et les véhicules de transport.

PAPS n’en est pas à sa première levée de fonds, déjà en 2019, elle avait levé $500.000 en d’Alibaba orange et Google. Celle-ci permettra de renforcer le support technique, de consolider les infrastructures et de s’étendre aux autres pays africains.

Orange peut-il faire autrement que de s’aligner à la concurrence

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Si Sékou Dramé, actuel directeur Général de la Sonatel, prospecte jusque dans les transports en commun plus précisément les « supers », c’est que la concurrence fait bien ses effets dans les comptes de l’entreprise. Acculé d’abord par Free Sénégal sur son marché du mobile où elle est leader, Wave, le nouvel acteur du transfert d’argent le contraint à baisser malgré elle ses tarifs au bonheur, ou pas, des consommateurs.

Pourquoi changer ce qui marche ?

Orange vient de s’aligner pour la énième fois, à la concurrence en révisant à la baisse, les frais de transfert d’argent. La raison, Wave, la société de transfert qui existe au Sénégal depuis 2016, qui a réalisé la prouesse de rendre gratuit 80% de ce qui constituait les revenus d’Orange. l’entreprise, qui a pu lever 200 millions de dollars auprès d’investisseurs dans l’opération qualifiée de la plus importante levée de fonds jamais réalisé sur une fintech évoluant en Afrique, bouscule Orange dans ses principaux marchés: la Cote d’ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

La riposte ne s’est pas fait attendre, Orange fait comme la concurrence allant jusqu’à rajouter un code QR qui devrait être associé à une carte tout comme Wave.

Cette manie d’Orange à suivre ses concurrent n’est pas nouvelle, et pour cause, elle n’a presque jamais initié une innovation. En 2007, Tigo (actuel free Sénégal) lançait la une offre inédite, proposer l’achat et le partage de crédit à partir de 100 FCFA à une époque ou la téléphonie était marquée par les télécentres service exclusivement proposé par la SONATEL. Pour riposter, La SONATEL via sa filiale Orange lançait son offre seddo, produit qui allait cannibaliser, contre leur volonté, les télécentres.

Ensuite Wari SA lançait sa plateforme de transfert d’argent profitant de la bonne pénétration du mobile. Il était alors possible d’envoyer de l’argent n’importe où au Sénégal. La SONATEL , flairant le coup, décide de s’intéresser à ce créneau naissant, et lance son produit orange Money. Il avait, à cet époque, ce qui manquait à Wari, la téléphonie mobile. En s’inscrivant sur orange Money, le souscripteur détenait dans son téléphone un portefeuille à partir duquel il pouvait facilement recevoir et envoyer de l’argent à un autre abonné détenteur d’un compte orange money qui sera par la suite élargi à tout le monde. pour transférer et retirer de l’argent, il n’était pas nécessaire d’avoir internet, toutes les opérations pouvaient se faire à travers un code court, dont l’exploitation était exclusivement géré par les opérateurs téléphoniques avant qu’elle ne soit libéralisé en 2018. Avec Wari, ceux qui n’avait pas un smartphone et internet ne pouvait pas stocker leur argent dans un portefeuille, il fallait le retirer obligatoirement. Le service était voué à l’échec. Était-ce l’une des raison pour laquelle Wari sa a souhaité acquérir la licence de l’opérateur Tigo ?

A sa venue, Free Sénégal, ouvre une nouvelle voie au consommateur. Elle propose désormais des forfaits téléphoniques en réduisant drastiquement les frais, ce qui contraignait encore une fois Orange à s’aligner mais difficilement, après avoir constaté un effritement de ses parts de marché, allant jusqu’à se lancer dans une bataille juridique pour dénoncer une concurrence déloyale.

Des objectifs financiers spécifiques à Orange

La Sonatel, exploitant de la marque Orange au Sénégal, est la seule entreprise cotée en bourse (BRVM), parmi celle avec qui elle se partage les différents marchés. Elle représente l’une des plus grosse capitalisation de cette dernière. 23% de son capital sont échangés en bourse. De ce fait, elle subit plus que ces concurrents les réactions de son marché.

L’action a clôturé à 13.700 FCFA le 26/11/2021 soit moins que sa valeur à son fractionnement en 2012 qui était de 14.000 FCFA. Elle a amorcé sa chute depuis 2019 alors qu’elle s’échangeait autour de 22.000 FCFA, une baisse de 49% de sa valeur très remarquée à tel point que certains analystes préconisent la prudence sur l’achat.

Evolution du cours boursier de la Sonatel depuis 2010

En tant qu’entreprise cotés, l’entreprise a un calendrier vis a vis des investisseurs qui attende des dividendes intéressantes mais aussi, une hausse des cours de l’action de manière à tirer une bonne plus-value; ce dont ne sont pas soumis les investisseurs de de free Sénégal et de Courant Sène. Ce suivisme garantissait à Orange un maintien, au mieux une hausse des rendements profitant de son statut de monopole avant que les investissements consentis par la concurrence ne fasse bouger la balance à ses dépends.

Par ailleurs, la structure de son capital est moins flexible, et doit faire davantage preuve d’ingéniosité pour mobiliser des financements en interne ou sur les marchés financiers.

La baisse forcée des tarifs d’orange est accueillie par les consommateurs comme une preuve de surfacturation et une succion de leur revenu. Si peu baisser ses tarifs c’est qu’il pouvait le faire depuis le début.

Si la baisse lui permet de se reposition sur le secteur des transferts d’argents, Orange espère qu’elle se compense par l’augmentation du volume des échanges qui sera induite, mais c’est un combat loin d’être gagné d’avance.

Au lieu d’imposer sa volonté, La Sonatel aujourd’hui se trouve dans une posture qui l’oblige à satisfaire les intérêts du marché financier par l’amélioration de l’expérience client. Aujourd’hui Orange se trouve dans une posture non enviable, continuer d’être rentable tout en baissant ses tarifs. Et si elle quittait la BRVM ?

 

 

Les Africains aussi s’intéressent aux NFT

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Les NFT ou jetons non fongibles sont des jetons cryptographique, donc des cryptomonnaies, issus de la technologie blockchain et représentent une preuve d’authenticité. Ils sont très largement utilisés dans le domaine de l’art et brassent énormément de liquidité.

ETH.Ledger, réalisé par Pamplumus

Lorsque de l’achat d’un tableau d’art, en plus du contrat établi comme preuve de la transaction, un acte de propriété est également remis pour justifier l’origine et le transfert de la propriété du tableau. Dans le domaine du digital, les NFT fonctionne selon le même principe. mais pour des objets numériques. comme des photographies, des noms de domaines, des tweets, des dessins, à l’instar de l’image d’illustration créée par l’artiste Sénégalais Pape Moussa Kane (Pamplumus).

d’après le site l’adn.eu Les ventes de NFT sont estimé en Octobre 2021 à 9,2 milliards de dollars, contre 162 millions de dollars en début d’année. et c’est en mars 2021, que le marché des NFT, existant depuis 2017 pourtant, a connu son effervescence avec la vente par christie’s d’une oeuvre numérique, Every Day, une composition de 5.000 images à 69,3 millions de dollars.

Les artistes africains pas en reste

Pape Moussa KANE ou plutôt Pamplumus, jeune artiste sénégalais aurait déjà fait son entrée dans le milieu. il a déjà plusieurs de ses œuvres vendus sur la plateforme opensea L’image illustrant l’article est est d’ailleurs mis en vente aux enchères au prix de réserve de 0.18 ETH, soit 444.316 FCFA (1 ETH équivalant à 2.468.424 FCFA environ). Son tableau Altiné Dacar a déjà été vendu à 1.234.212 FCFA.

Le phénomène ne se limite pas seulement au Sénégal, partout en Afrique les artistes se lance dans les NFT, y trouvant une bien meilleurs débouché pour leurs productions. certain à l’instar  de l’artiste nigérian Osinachi ont pu vendre leur production à plus d’une dizaine de millions de FCFA. De quoi aiguisé les appétits pour ces nouveaux actifs. Dans une interviews accordé à Diptyk, Osinachi affirme que : « beaucoup d’artistes numériques du continent travaillent pour des entreprises et gagnent à peine de quoi subvenir à leurs besoins. Avec les NFT, ils sont en mesure de valoriser leurs compétences« . toujours d’après l’artiste, « les NFT, grâce au smart contract de la blockchain, permettent aux artistes d’obtenir un pourcentage de leurs ventes secondaires [soit la revente d’une œuvre par son détenteur]. Il s’agit généralement de royalties à hauteur de 10%. Les artistes n’ont pas besoin de courir après qui que ce soit pour réclamer ce pourcentage, c’est intégré dans le smart contract. »

Des projets axés sur les NFT sont de plus en plus portés par des Africains, comme Afrodroids de l’artiste nigérian, qui est une collection de personnage digitale, pour lequel 12.117 personnages ont été écoulé en prévente en quelques minutes au mois de décembre dernier. La plateforme a d’ailleurs affirmé dans sa newsletter d’Octobre 2021 avoir acheté des terrain dans la métaverse CryptoVoxel afin que les détenteurs de ses Afrodroid puissent y développer une communauté. Sur CryptoVoxels par exemple une parcelle de terrain de 90 m² se vend à 1.29 ETH soit 3.184.268 FCFA.

Afrodroids lab, la parcelle acheté sur Cryptovoxels pour la communauté des détenteurs de personnages Afrodroids

 

Perspectives

le 28 Octobre 2021, Mark Zuckerberg, PDF du géant des réseau sociaux Facebook annonce le changement de la dénomination de Facebook pour Méta en référence au métaverse (monde virtuel). Actuellement propriétaire de Oculus spécialisé dans la réalité virtuelle, Méta avait dans un premier temps émis le projet de créer une cryptomonnaie Libra en 2020 finalement abandonné peu après suite à la levée des bouclier des régulateurs américains avant de devenir Diem. L’adoption d’une dénomination sociale faisant référence au Métaverse exprime la volonté de continuer à perpétuer les interactions sociales dans le monde virtuel ou chaque individue pourrait par l’intermédaire de son Afrodroids pourrait avec ses lunettes virtuels oculus explorer, se mouvoir, créer des liens sociaux avec d’autres communautés et faire des affaires en utilisant des cryptomonnaie comme Diem.

L’existence de plateforme comme Opensea, Cryptovoxels, Meta et les cryptomonnaie, plus de l’engouement des acteurs pour les NFT permettent d’affirmer que ce qui est considéré comme un excès pourrait effectivement devenir une réalité.

Tout ce qui a une réalité physique pourrait avoir sa représentation dans le monde virtuel, les industries automobiles pourraient éventuellement, au vu des opportunités de ce secteur, commercialiser des version virtuel de leur différents modèles ou la carte grise serait un NTF.

Etes-vous concernés par le PCF ou Prélèvement de conformité Fiscale ?

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Dans sa loi de Finance pour l’année 2020, le Sénégal avait institué une taxe dénommée prélèvement de conformité fiscale (PCF) représentant 12% des importations effectuée les opérateurs économiques qui ne souscrivent pas régulièrement leurs obligations de déclaration ou de paiement d’impôts et taxes.

Ce prélèvement est institué afin d’assurer l’équité fiscale entre les acteurs en taxant ceux qui ne s’acquittent pas de leur obligations fiscales (déclaration et paiement) et un prétexte pour élargir l’assiette fiscale. Par conséquent, les importateurs qui ne sont pas à jour de ses obligations fiscales ou qui n’est immatriculé dans aucun des services des Impôts sera soumis à ce prélèvement dont la mise en œuvre est prévue le 01/09/2021.

L’importateur à 48h pour régulariser sa situation fiscale ou se faire immatriculer au niveau des centres des services fiscaux territorialement compétents et doit présenter une attestation de non-assujettissement au PCF disponible sur la plateforme créée à cet effet (pcf.dgid.sn)

Quel conséquence pour le consommateur ?

Selon L’expert Comptable, Ndongo camara, l’impact d’une telle mesure sera évalué dans 2-3 ans afin de voir si parc de contribuable évalué à 15.590 unités aura évolué en 2024. Il souligne également que la taxe sera répercuté logiquement sur les prix au détail « de façon bête et méchante » par les importateurs alors que le pouvoir d’achat des Sénégalais s’érode de jour en jour.

Cependant, une telle taxe devrait faire l’affaire des producteurs locaux qui serait désormais plus compétitifs par rapport au importateurs lorsque l’on sait que beaucoup des produits consommés sont importés alors que des substituts locaux existent. Aussi faut il s’assurer que le taux de 12% soit suffisamment dissuasif pour éviter que les formels taxés plus chers n’en profitent en passant à l’informel.

Toujours est il qu’une taxe sur les produits de consommation s’accompagne toujours d’une baisse potentiel du pouvoir d’achat des consommateurs.

Un entrepreneur ça cherche d’abord de l’argent et peut-être ensuite des trophées

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crédit: infonet.fr

Amadou est un entrepreneur, il tient une superette dans son quartier à Thiaroye Azur, plus précisément chez lui, dans sa maison, après avoir transformé le salon et une partie de la véranda.

Auparavant, Amadou était commercial qui sillonnait les rue de Dakar à conquérir de nouveaux clients pour ses fournisseurs. Aujourd’hui il s’en sort plutôt bien, malgré ses déboires administratifs et financiers. En effet, en plus de s’occuper de ce qu’il sait faire le mieux, c’est à dire vendre, il doit s’occuper du recrutement, de la formation de son personnel, de l’agencement des rayons, de l’approvisionnement, de la comptabilité et des tâches administratifs. Ces activités lui consomment près de 70% de son temps. Il dort peu, râle beaucoup, mais réalise du chiffre et des chiffres en croissance.

Amadou n’est pas un cas isolé et beaucoup d’entrepreneurs sénégalais sont dans la même situation. C’est une situation tout à fait normal pour un entrepreneur débutant qui doit tout faire tout seul; ce qui est anormal par contre c’est de rester dans cette configuration alors que les activités croissent.

Fadima Diawara, Fondatrice de kunfabo, le confirme dans sa publication sur linkedIn alors qu’elle fait sa retrospective depuis les début de son entreprise il y a 3 ans: « Ces images représentent : Une journée de tension, fatigante et stressante. Tu es l’Homme à tout faire. Maitrisé la communication, être commercial, vendeur, photographe, la logistique, design, comptabilité… »

Ces trophées ne sont pas mauvais en soi, d’ailleurs certains sont extrêmement réconfortants notamment ceux qui récompensent l’engagement social.

Rares sont Les entrepreneurs qui sont dans cette situation et qui ont un business plan. Pour Amadou sont projet s’est lancé en mode start and go: Achat du fonds de commerce d’une boutique attenante, modification de la maison pour abriter la nouvelle boutique, achat des équipement, installation et ouverture, pas de quoi rédiger un business plan et pour convaincre qui d’ailleurs puisque Amadou cherche à s’enrichir et non à remporter des trophées.

Ces trophées destinés à récompenser tout un tas choses sont conçus et décernés aux entrepreneurs, que ce soit pour récompenser des business plan d’enfer qui peinent à convaincre un seul client et des innovations qui ne trouvent pas acquéreurs. Ces trophées ne sont pas mauvais en soi, d’ailleurs certains sont extrêmement réconfortants notamment ceux qui récompensent l’engagement social. Beaucoup par contre dénature le rôle de l’entrepreneur et de la fonction de son entreprise. Un entrepreneur a pour mission de développer une entreprise et de chercher à s’enrichir, à subvenir à ses besoins financiers et humains et de gérer une entreprise de manière à atteindre cet objectif.

Il y a le fait aussi que les visions peuvent ne pas être partagées par tous. Qui aurait pu imaginé que tiktok pourrait disrupter le secteur des nouvelles technoloqies et bouleverser l’usage des réseau sociaux. Aujourd’hui chaque plateforme internet à son modèle calé sur le même principe :Shorts pour Youtube, Reels pour Instagram de facebook.

Le premier trophée que puisse être décerné à une entreprise est la transformation d’un prospect en client et l’encaissement du produit de la vente. c’est le seul véritable baromètre qui puisse attester de la justesse des efforts fournies et des stratégies adoptées par l’entrepreneur par ce qu’une entreprise doit vendre.

lorsque celle ci sort de sa phase de lancement et amorce sa phase de croissance, elle doit faire face à de nouveaux enjeux notamment d’investissement et d’optimisation des charges. et c’est le moment également de recruter et de maintenir ses talents au risque de les voir partir vers les concurrents.

on remarquera donc que chaque étape requiert toute l’attention des dirigeants d’entreprises et des entrepreneurs à tel point point de ne leur accorder pas suffisamment de temps à participer à des concours.

Vers le lancement par la DER/FJ d’un fonds d’amorçage pour les professions libérales.

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La DER/FJ pourrait lancer, dès Janvier 2021, un fonds d’amorçage spécial d’un montant compris entre 10 et 50 Millions de FCFA pour les jeunes entrepreneurs de la profession libérale, pour financer leur installation et le fonds de roulement.

Cette initiative fait suite à l’interpellation par Monsieur Ndongo Camara, Expert-Comptable et Associé gérant du Cabinet NKAC Audit et Conseil, au Ministre Délégué de la DER/FJ, Papa Amadou Sarr, sur les difficultés rencontrées par ce secteur lors de leur installation. Ceci souffrirait en effet de l’absence de crédit d’installation et d’équipement au départ, et l’absence de financement du BFR.

Ce fonds d’amorçage spécial viendrait, en effet, combler l’absence de financement auquel est confronté ce secteur qui ne bénéficie pas de la « confiance des établissements bancaires ».

La profession libérale désigne les activités (qui ne soit pas commerciale, artisanale, industrielle ou agricole) exercées par une seule personne et de manière indépendante, sans hiérarchie. Certaines de ses professions sont réglementées par l’Etat ou par un ordre professionnel qui organise leur fonctionnement (dans le cadre d’un ordre) et la structure de leurs revenus (par l’imposition d’un barème de prix par exemple). C’est le cas des cabinets d’expertise comptable, des notaires et des médecins entre autres.

Le Covid-19 fait chuter l’économie sénégalaise

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Les prévisions pour l’année 2020 sont mauvaises. A cause de la COVID-19, le Sénégal se prépare à affronter une récession de son économie à –0,7%. La pandémie n’a pas été du tout tendre avec les entreprises. D’après l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (l’ANSD), 24,7% des entreprises formelles ont dû momentanément arrêter leurs activités. Celles intervenant dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration en ont le plus souffert avec 50,2% des entreprises impactées. Les secteurs des services (B2B comme B2C) ont également été affectés (31,7% et 29,7% respectivement) suivis de ceux du commerce (27,2%), de ceux de l’industrie (25,5%) et du transport (24,3%).

La situation a également provoqué une baisse de la production chez 60,9% des entreprises répartie comme suit : 59,7% de petites entreprises, 83,7% de moyennes entreprises et 37,6% des grandes entreprises. Aussi 84,6% des entreprises ont noté une baisse de leur chiffres d’affaire parfois jusqu’à 75%.

Malgré la crise, 71,5% des entreprises ont conservé leur main d’oeuvre. Une baisse des effectifs permanents a été observée dans moins d’un quart des entreprises.

 

Eh non, tout le monde n’est pas fait pour l’entrepreneuriat

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« En ce qui me concerne, je réfléchirais dorénavant 2 fois avant de me présenter en tant qu’entrepreneur ». Voila comment Mouhameth Bathiery, fondateur de Sen’Drive débute son article « Créer une entreprise fait-il de nous un entrepreneur« . Qu’est ce qu’un entrepreneur et surtout peut-on l’être tous ?

L’entrepreneuriat à le vent en poupe. Il y a de plus en plus d’entrepreneurs. Originellement ce dernier est quelqu’un capable de saisir une opportunités en vue de réaliser un profit tout en assumant le risque à cause des incertitudes dans lesquels il évolue. La notion n’est pas nouvelle, les économistes en parlait depuis le 18e siècle. Aujourd’hui, l’essor de ce domaine est désormais plutôt économique qu’idéologique même si certains justifient leur statut par leur refus de travailler pour d’autres ou être sous leur direction. De manière intrinsèque, un entrepreneur est un créatif, puisqu’il est censé déceler et saisir des opportunités et les rentabiliser. Ce qui suppose qu’il doit être informé et à l’écoute de la société, être au courant des innovations et des nouveautés, être à l’affût des nouvelles tendances de consommation mais aussi être dans un processus perpétuel d’apprentissage. Ce choix peut être payant ou non. Il y en a qui y trouve leur compte d’autres non. C’est comme s’il existait, parmi les individus, des alchimistes d’affaires capables de transformer toutes choses en business. C’est ainsi que l’on voit naître des entreprises spécialisées dans la vente d’idées (conseil), le prêt d’argent (banque), la vente d’audience (médias) etc. A leurs débuts, les modèles économiques de ces entreprises n’étaient pas aussi évidents, évidence qui aujourd’hui participe à accroître la concurrence dans chacun de ses secteurs. Alors tout le monde peut-il être entrepreneur? non! pour trois raisons.

Par ou commencer ?

La première, est que tout le monde n’a pas le flair d’un entrepreneur. Beaucoup de personnes vivent dans la pauvreté depuis des années alors que dans la même zone d’autres s’enrichissent en vendant de la friperie (des habits déjà portés). Vous allez à Colobane où dans certains marchés hebdomadaires vous trouvez des jeunes (parmi eux des diplômés) en train de nettoyer des chaussures usées pour les revendre. C’est une niche et pour cause il existe des entreprises dans le monde spécialisées dans ce créneau (Vinted). Les entrepreneurs vous le diront eux-mêmes, ils n’ont aucune certitude sur le comportement futur du marché ou de leurs activités s’ils en ont. Beaucoup d’entreprises sont créées alors qu’elles n’ont aucune activité. La surmédiatisation de l’entrepreneuriat fait que des émissions entières sont dédiées aux personnes plutôt qu’aux données sectorielles et aux tendances. Le fait de les voir voyager, participer à des séminaires dans des hôtels luxueux, parfois devant des autorités cachent les multiples difficultés et contraintes auxquelles ils sont confrontés.

Rien n’est plus bon que de vivre serein avec un bon petit… ou gros salaire

Le projet des gens ce n’est pas nécessairement avoir son nom ou prénom sur la façade principale d’un immeuble de 10 étages. Pour beaucoup, leur projet de vie est basique: c’est avoir une petite maison, acheter une voiture… ou pas et fonder une famille. Projet qu’il peuvent réaliser en étant salarié tout simplement. Il ne s’agit pas de déprécier le salariat au profit de l’entrepreneuriat, loin de là mais préciser que la majorité préfère la stabilité financière que leur confère leur statut de salarié qu’autre chose et n’envisage d’ailleurs pas de migrer vers l’entrepreneuriat. Le salariat, pour certain, présente de gros avantages que les entrepreneurs n’ont pas. Hormis la stabilité, le salarié à droit à des congés qui sont payés en plus, il bénéficie de couverture sanitaire et aussi d’une retraite.

Ce n’est pas possible

La troisième raison est plus évidente. Les entrepreneurs ont également besoin de recruter des compétence pour développer leurs entreprises. Le capital humain, organisé surtout autour du salariat est la ressource principale d’une entreprise. Bien évidemment dans un souci d’optimisation de leur profit, beaucoup d’entreprise externalise certaines fonctions ou métiers en les confiant à d’autres prestataires (à travers notamment des contrats de sous traitance ou de prestation de services, les consultants par exemple). Il faudrait compter l’entrepreneuriat et le salariat comme deux ensembles complémentaires. s’il n’y a plus d’entrepreneurs, le salariat ne se développerait pas et entraînerait toute l’économie dans un cercle vicieux de récession sans précédent. Aussi si tout le monde se convertit dans l’entrepreneuriat, aucune de leurs entreprises ne se développerait ce qui ruinerait l’économie.

Aujourd’hui le contexte économique favorise l’essor des entrepreneurs. En effet, avec un taux de chômage de 15,5%, beaucoup de diplômés se lance dans l’entrepreneuriat soit pour augmenter leur revenus ou pour faire face au chômage.

JIWALL, une plateforme pour démocratiser l’accès au logement au Sénégal

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Makhtar Diop, CEO JIWALL
Makhtar Diop, CEO JIWALL

permettre aux porteurs de projets immobiliers de réaliser des économies jusqu’à hauteur de 40% sur leur coût d’acquisitions tel est l’objectif de Jiwall (planter des murs), une start-up proptech sénégalaise. Makhtar Diop, Cofondateur et CEO de Jiwall, nous expose son parcours et les contours de la plateforme.

1) Parlez-nous de vous et de votre parcours.

J’ai fais mon cursus scolaire au Sénégal avant de poursuivre mes études supérieures au Etats-Unis où j’ai pu décrocher une bourse de sport-étude en jouant au basket. Après mes études en Finance et en Comptabilité, j’ai été recruté par le cabinet Ernst & Young (un des “Big 4”). C’est ainsi que je me suis retrouvé à New York et suis devenu un expert comptable (CPA). Ce passage en “Corporate America” m’a beaucoup appris, mais je n’étais pas satisfait. Je ne voyais pas la valeur ajoutée que j’apportais au Sénégal. Certes, c’était prestigieux et bien payé, mais tout cela se limitait à ma personne. Or je rêvais de faire partie de ceux qui façonnent le visage de l’Afrique dont nous rêvons tous. J’ai donc démissionné pour revenir et entreprendre au Sénégal. Et depuis lors je multiplie mes aventures entrepreneuriales (rires).

2) Comment avez-vous atterri dans le milieu entrepreneurial?

Je n’ai jamais entrepris en grandissant parce que malheureusement, dans notre culture, l’entrepreneuriat n’est pas encouragé. Plus jeune, quand j’avançais des idées, on me disait “khaleh dou beugue khaliss” [Un gamin ne doit pas aimer l’argent ndlr](rires). Je me retrouvais alors à rêver de toutes ces idées que j’aimerai mettre en oeuvre un jour. Alors, quand l’occasion de rentrer pour entreprendre c’est présenté à moi, je n’ai pas réfléchi à deux fois, j’ai fait le saut.

3) Vous avez lancé Jiwall que vous décrivez comme une startup Proptech. Pouvez-vous nous dire ce qu’est la Proptech ?

Logo Jiwall
Logo Jiwall

La proptech est l’application de l’ensemble des technologies de l’information au
secteur de l’immobilier. Cela vient de la jonction des mots “property” (bien immobilier) et technologie. Elle regroupe des activités comme l’immobilier Smart (bâtiments et villes intelligentes), les innovations dans la construction (ConTech), le crowdfunding immobilier, la digitalisation des opérations immobilières, etc.

4) Pourquoi vous lancer dans l’immobilier en particulier?

Naturellement, en rentrant à Dakar je me suis intéressé à l’immobilier dans l’optique
de devenir propriétaire un jour. En faisant des recherches, j’ai été choqué par les prix de l’immobilier à Dakar. C’est là où je me suis rendu compte que l’accès au logement sera sans nul doute l’un des problèmes majeurs de notre génération et de celle à venir. Naturellement, j’ai voulu trouver des solutions à ce problème. J’ai donc entamé une réflexion poussée sur le sujet et me suis lancé dans de petit projets immobiliers pour me faire la main. J’ai également fais une formation en immobilier commercial à Cornell University pour avoir une vue plus large de l’immobilier.

C’est là où je me suis rendu compte que l’accès au logement sera sans nul doute l’un des problèmes majeurs de notre génération et de celle à venir.

5) Comment Jiwall compte-t-elle innover dans le secteur de l’immobilier?

Nous nous sommes rendu compte qu’à l’ère du digital, sur les projets de petite et
moyenne taille, l’intervention du promoteur immobilier n’est pas indispensable. Or,
la marge des promoteurs immobiliers est une des raisons qui expliquent la cherté du
logement.
Notre innovation est simple, à l’image du covoiturage, nous créons la co-construction
afin d’économiser sur les marges des promoteurs immobiliers. Nous associons des
personnes à la recherche d’appartement pour qu’ensemble elles puissent co-construire un immeuble au lieu d’acheter leur appartement individuellement. Dans l’état actuel des choses, il est très difficile pour un sénégalais moyen de trouver dans son entourage 10 personnes pouvant se lancer immédiatement dans un projet immobilier. Notre plateforme rend cette tâche enfin possible. Ainsi, les participants peuvent économiser jusqu’à 40% de leur coût d’acquisition et ont plus de latitude dans la conception de leur appartement. La co-construction n’est pas une chose nouvelle en soi, les plus riches le font déjà entre amis ou en famille, nous ne faisons que la rendre accessible à tous.

6) Dans ce processus, quels sont les services que Jiwall propose à ses clients?

Les services de Jiwall se résument en la mise en relation, le conseil et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage et la gestion de projet. Pour chaque projet, Jiwall choisit des prestataires réputés ayant la capacité de réaliser le projet. Jiwall suit le chantier sur le terrain et met à disposition des outils pour que les participants puissent suivre leur projet en ligne où qu’ils soient.

7) Quel est le modèle économique de Jiwall?

Notre modèle économique est transparent. Nous faisons payer aux participants un
pourcentage fixe des coûts de construction en échange de notre service. Ainsi, les
intérêts de Jiwall sont alignés à ceux des participants.

8) A terme comment votre solution contribue t-elle à régler la crise du logement au Sénégal?

La co-construction n’est pas une chose nouvelle en soi, les plus riches le font déjà entre amis ou en famille, nous ne faisons que la rendre accessible à tous.

La problématique du logement au Sénégal est caractérisé par 3 facteurs: la croissance démographique, l’abordabilité du logement et le déficit actuel. Nous pensons qu’à travers notre approche nous pouvons non seulement rendre le logement plus abordable mais aussi accélérer la capacité de production de logements de nos pays. Aujourd’hui, toute l’offre nouvelle est prise en charge par les promoteurs immobiliers qui pour des raisons de coûts d’opportunité, se positionnent généralement sur les logements de standing. Notre solution donne la possibilité aux participants de devenir leur propre “promoteur immobilier” et de créer eux-même l’offre qui répond à leur besoin. Naturellement, en résorbant le déficit de logements, les prix des logements seront plus compétitifs. En somme, c’est comme çà que nous comptons apporter notre pierre à la résolution de la crise du logement.

9) Croyez-vous que le secteur de l’immobilier soit suffisamment mature et dynamique pour une solution comme la vôtre?

Je pense que oui. L’adoption de la VEFA ou vente sur plan en est une preuve. Les acquéreurs sont prêts à financer et attendre la construction de leur futur appartement. La seule différence ici, c’est qu’ils font des économies non négligeables en captant la marges des promoteurs immobilier. Il suffit juste de prendre le temps de construire une réputation solide.

10) Le financement semble être un problème dans le secteur de l’immobilier. Apportez-vous des solutions à ce problème?

Pour le moment non, mais nous sommes en pleine réflexion avec des partenaires potentiels pour apporter des solutions pertinentes à ce problème. Nous aimerions aussi travailler avec des banques de la place sur ce sujet.

11) Quelles sont les perspectives pour Jiwall?

Le logement est un besoin basique voire même un droit humain donc les perspectives sont énormes. Le déficit en logement à Dakar tout seul est de 160.000 unités. D’après la Banque Mondiale, l’UEMOA compte un déficit annuel de 800.000 logements. Il est aussi important de noter que d’ici 20 ans la population urbaine en Afrique sub-saharienne va doubler.

Mieux faire des affaires sur les marchés émergents Africains

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Lorsque j’ai mis les pieds pour la première fois aux Pays-Bas, je savais que j’allais être exposé à une culture et à une manière de faire des affaires complètement nouvelles. Suite à mon travail sur les marchés émergents au Togo et au Sénégal pendant plus de cinq ans, effectuer ce voyage en Europe a été une étape importante pour ma carrière. Il m’a fourni une perspective unique sur la culture d’entreprise occidentale et africaine, que j’espère utiliser pour aider les autres à avoir une meilleure compréhension des deux cultures dans un contexte d’affaires.

Le temps et les relations

Un facteur qui m’a le plus particulièrement marqué est l’accent mis par les Africain sur des relations solides. La manière africaine de faire des affaires est, d’après ma propre expérience, comme un très long jeu qui contraste avec la préférence typique de l’occidentale pour l’efficacité.
Par exemple, le très courant dicton anglo-saxon «le temps, c’est de l’argent» est révélateur de cette quête d’efficacité – pour tirer le meilleur parti de votre temps, qui est considéré comme extrêmement rare. La perte de temps peut entraîner une perte d’argent ou d’opportunités commerciales, c’est pourquoi l’objectif est d’atteindre votre objectif de la manière la plus rapide et la plus directe possible. Alors qu’au sens africain, le dicton «le temps, c’est de l’argent» peut être compris dans des termes tout à fait opposés. Bien que le temps soit précieux et constitue une partie importante du processus de négociation, se précipiter à travers celui-ci est souvent une source d’échec. Nous sommes encouragés à penser que le temps est de notre côté – le temps de discuter et de construire de véritables relations. Nous sommes moins pressés de signer un contrat et plus enclins à utiliser ce temps pour apprendre à nous connaître. Ce n’est pas que nous ne valorisons pas le temps, mais qu’il est vu sous un angle différent. La confiance se construit et s’établit sur une période plus longue, les affaires sont personnelles et l’interaction en face à face est très appréciée.
La patience et une perspective révisée sur le temps qu’il faut pour nouer des relations commerciales sont donc toutes deux essentielles à la conduite de transactions dans une grande partie de l’Afrique, où l’approche de la prise de décision a une perspective plus longue, soulignant l’importance culturelle du consensus et de la consultation dans l’orientation de ce processus.

L’âge et la hiérarchie

«L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connaît la route.» – Proverbe africain.

Le rôle des aînés et le respect qui leur est témoigné dans la société africaine se répercutent sur l’environnement des affaires. Par conséquent, une profonde confiance en certains individus ne peut se construire qu’entre ceux d’âge à peu près comparable. Sur le lieu de travail, les employés plus âgés exigent des niveaux de respect plus élevés, et l’ordre rigide des processus d’affaires qui en résulte peut ralentir les tâches quotidiennes. Lorsque vous parlez avec une personne plus âgée que vous dans un contexte africain des affaires, faites attention aux formalismes et au choix de mots lors d’une négociation. Mal faites, de telles réunions peuvent parfois occasionner des malentendus ou un manque de respect pouvant mettre fin brutalement à une relation d’affaires. Cette structure hiérarchique très distinctive de la société africaine est encore plus évidente dans le contexte du
travail quotidien. En Europe, je trouve que lorsque les idées des jeunes employés sont pertinentes, elles ont tendance à être valorisées et peuvent être soulevées lors de discussions. A l’inverse, en Afrique, la connaissance est toujours du côté de l’aîné, et les décisions clés ne sont donc pas à débattre.

La perception du risque et des biais

L’Afrique peut en général être trop décrite comme un continent volatil, la perception des risques liés à la conduite des affaires étant disproportionnée par rapport à la réalité. Dans le passé, j’ai eu à travailler avec des entreprises occidentales intervenant en Afrique qui semblaient avoir un biais sous-jacent sur le niveau de risque qui existe réellement. Ce biais, peut avoir un impact sur le rendement attendu que la contrepartie juge naturellement trop élevé. Afin de surmonter cette mauvaise communication, les chefs d’entreprise africains doivent investir plus de temps à communiquer efficacement sur leur propre histoire – une histoire authentique et exempte des biais négatifs des médias et des préjugés des investisseurs. Pour leur part, les investisseurs occidentaux doivent apprendre à détecter quand leur perception du risque est affectée par leur biais personnel ou inconscient sur les risques dans les marchés émergents.
Je crois que comprendre les différences culturelles et investir dans des relations à long terme sont essentiels au succès des entreprises engagées sur les marchés africains. Il est tout aussi important de reconnaître que l’Afrique n’est pas un seul pays ou doté d’une unique culture et que faire des affaires dans chacun d’eux exige de faire face à différentes diversités sociales. Avec une croissance rapide des économies africaines, bien au-delà de ce à quoi on peut s’attendre en Europe ou en Amérique du Nord dans un avenir prévisible, il est vital que les entreprises investissent dans la construction des relations, car l’environnement des affaires en Afrique ne fera que devenir plus compétitif avec le temps. Ceux qui ont des connexions établies depuis plus longtemps ont une influence bien plus grande sur le marché.

Par Francis David SOSSAH

Traduit de l’anglais par la Réverbère Magazine. Découvrir la version original ici