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Tout savoir sur la TVA au Sénégal

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a taxe sur la valeur ajoutée communément appelée TVA est l’une des principales recettes du budget du Sénégal introduit depuis 1980. La presque totalité des opérations commerciales sont soumises à cette taxe fixée à 18% et à 10% pour pour les prestations d’hébergement et de restauration fournies par les établissements d’hébergement touristique agréés.

Concrètement les entreprises ne payent pas la TVA. Elles se chargent simplement de la collecter auprès des consommateurs et de la reverser aux administrateurs fiscaux. Ainsi du fait que les entreprises sont assujetti à la TVA elles sont tenues de la facturer à l’acheteur. Cependant, lorsque l’entreprise acheteuse ne se situent pas au bout de la chaîne, dans le processus de production, elle récupère la partie de la TVA qui lui a été facturée (TVA récupérable). Ainsi dont, les entreprises assujetti à la TVA ne la supporte pas.

D’autres entreprises du fait de leurs activités sont exemptées ou exonérées de la TVA de ce fait elles ne peuvent pas récupérer de TVA puisqu’elles n’en collectent pas.

Mécanisme de prélèvement de la TVA

l’image ci-dessus schématise le prélèvement de la TVA par l’Etat à travers l’exemple de la production et la commercialisation de feuilles blanches.

  1. Une entreprise spécialisée dans la production de papier brut à partir du bois acheté au prix TTC de 590 FCFA et collecte pour le compte de l’Etat 90 FCFA de TVA.
  2. L’entreprise de revend au prix TTC de 1 180 FCFA le papier brut a une entreprise industrielle qui produit des paquets de feuilles blanches et les revend a 1 711 FCFA TTC. ainsi l’entreprise a collecté 180 FCFA de taxe et doit reverser à l’administrateur fiscale la différence entre le montant de la TVA collectée et celle que le précédent fournisseur lui avait facturée soit 90 FCFA.
  3. Au final à chaque étape de la production, une partie de la TVA reverse a l’Etat jusqu’au consommateur finale qui paie la totalité de la taxe ici 261 FCFA.

Régime normal, de la marge ou du précompte

Il existe deux trois régimes d’imposition auxquels sont soumis les entreprises (personnes morales ou physiques) selon la natures de leurs opérations : le régime normale, le régime de la marge et le régime du précompte.

Le régime normal : est le système de prélèvement de la TVA classique consistant à facturer la Taxe à l’acheteur et à récupérer la partie déjà facturée.

Le régime de la marge : consiste à appliquer la taxe sur le différentiel entre le coût des prestations et le prix HT facturé au client. Ce régime n’est appliqué qu’aux agences de voyage et organisation de circuits touristiques et les négociants en biens d’occasions.

Lire aussi  Etes-vous concernés par le PCF ou Prélèvement de conformité Fiscale ?

Le régime du précompte : Il consiste à prélever le montant de la taxe ou d’une partie de de celle-ci à la source au moment du paiement. Ce régime est appliquée aux opérations faisant l’objet d’un contrat payé par:

  • l’Etat et les établissements publics
  • Les entreprises de bâtiments et de travaux publics immatriculées au service en
    charge des grandes entreprises
  • Les producteurs ou importateurs de ciment, de même que les distributeurs de
    produits pétroliers pour ce qui concerne le transport à l’occasion de la vente
    ou de la revente des produits sus indiqués

Pour les personnes physiques soumises à la contribution globale unique (CGU), le paiement de la TVA est intégré dans le forfait annuel déterminé à partir du chiffre d’affaires et prélevé le 1er Février de chaque année. Ces entreprises ne récupèrent donc pas la taxe qui leur a été facturée durant l’exercice.

En dehors de cette catégorie, la taxe est payable au plus tard le 15 du mois suivant la date de génération de la TVA.

WIC Capital : un fonds d’investissement pour les femmes

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A l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes,  le Women’s Investment Club (WIC), en partenariat avec CGF Bourse, a mis sur pied le WIC Capital, un fonds d’investissement qui permettra de faciliter le financement de l’entrepreneuriat féminin et de renforcer les capacités des entrepreneures et le leadership féminin.

L’idée de lancer le fonds d’investissement est née, trois ans plus tôt, lorsqu’un groupe de quatre amies dont Madjiguene Sock Directrice Générale de Dalberg, Thiaba Camara Sy Directeur associé de Deloittes Sénégal à l’époque, se rencontrent, un 8 Mars 2016, pour discuter sur les actions à mener afin de permettre aux femmes d’avoir un impact sur l’ensemble de l’économie. l’année suivante, le Women’s Investment Club naissait. En 2018 le club comptait 80 membres.

Dans la pratique, le WIC est une association qui offre aux femmes entrepreneures des financements et un accompagnement technique à travers le renforcement de capacité, le coaching, etc.

Le processus s’est déroulé en deux phases. Une première phase de capitalisation qui a consiste à collecter les ressources, avec l’appui de la CGF Bourse, auprès d’adhérentes qui devaient, à leur entrée dans l’association, effectuer un premier versement de 5.000.000 FCFA et ensuite alimenter le fonds par des cotisations mensuelles de 100.000 FCFA ou 300.000 FCFA. l’épargne constituée dans cette première phase est investi sur le marché financier de la BRVM dans le fonds commun de placement CROISSANCE géré par la CGF Bourse composée de 75% d’actions, 20% d’obligations et 5% de liquidité avec un objectif de rendement de 10% redistribuait aux épargnants sous forme de dividende. Bien meilleur que la rémunération de 3,5% annuelle proposée par les banques.

La deuxième phase du programme, c’est le WIC Capital. Un fonds d’investissement en Private Equity destiné aux entreprises dirigées ou créées par des femmes.

Structure du WIC Source : wicsenegal.com

La réussite du projet, qui est une première dans l’espace UEMOA, est telle que les femmes de la côte d’Ivoire leur ont emboîté le pas, en lançant au mois de Septembre 2018, leur club d’investissement: le WIC Côte d’Ivoire.

La situation des femmes dans le tissu économique sénégalais

Le Sénégal compte 407.882 unités économiques dont la majorité (80,3%) est constituée d’entreprises individuelles. Cependant les femmes ne possèdent qu’une faible proportion de ces entreprises soit 31,3%. Elles interviennent majoritairement dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration et sont actives dans le commerce. Elles sont moins représentées dans les autres secteurs d’activités jugés plus techniques (BTP, Télécom)1.

Elles représentent également la couche la plus vulnérable au chômage avec un taux de 16,7% contre 9,8% chez les hommes2.

Dans un tel contexte, un club constitué exclusivement d’investisseurs féminins doté d’un fonds d’investissement destinée à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, constitue des outils indispensables permettant d’inverser la tendance et de mettre la femme au premier plan de l’économie.


Références
1 Rapport Global du Recensement des entreprises 2016
2 Rapport d’analyse genres des base de données existantes 2016

Quelle forme juridique choisir pour son entreprise ?

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Vous avez décidé de lancer votre entreprise, de donner vie à votre projet et lui assurer une existence juridique. A ce stade, il devient important de bien réfléchir sur le choix de la forme juridique de sa future entreprise. La forme juridique d’une entreprise détermine d’une part la nature de la relation entre les associés de l’entreprise et d’autre part entre l’entreprise et l’administration fiscale. Le choix d’un statut juridique soumet le fondateur à un ensemble d’obligations sociales et fiscales, et peut avoir des répercussions désastreuses sur les activités de l’entreprise lorsqu’il est fait sans cohésion avec ses activités.

Choisir une forme juridique pour son entreprise c’est tenir compte de ses charges fiscales et la structure de sa gouvernance. Mais dans la plupart des cas, la nature des activités impose une forme de gouvernance à l’entreprise et donc sa forme juridique. Comme la banque

L’acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE) de l’OHADA définit le cadre dans lequel doit s’exercer une activité commerciale.

Voici les principales formes juridiques que vous pouvez choisir pour votre entreprise:

  • L’entreprise Individuelle

Elle est la forme d’entreprise privilégiée des entrepreneurs sénégalaise. La création de l’entreprise individuelle est très simple et coûte très peu à constituer. Au Sénégal on peut créer son entreprise sous 48h  pour un coût total de 25 000 FCFA environ. La principale caractéristique de l’entreprise individuelle  et qu’elle ne jouit pas de la personnalité juridique, elle se confond donc avec le gérant. Elle est donc assujettie à l’impôt sur le revenu comme pour le salarié. Par conséquent l’entrepreneur ne paie l’impôt que s’il réalise des bénéfices sur l’exercice.

Ce type d’entreprise présente beaucoup d’inconvénients:

  • Compte tenu du fait que l’entreprise se confond avec le gérant, Ce dernier répond indéfiniment et solidairement des dettes de l’entreprise. C’est-à-dire, lorsque l’entreprise s’endette, c’est comme si c’est le gérant qui a contracte la dette. En cas de défaut, le débiteur peut exiger le paiement de l’intégralité de la dette par le gérant.
  • Le gérant ne peut pas associer d’autres personnes a son entreprise ni céder des parts sociales de son entreprise puisqu’elle n’en dispose pas.
  • Ce type d’entreprise n’est pas juge crédible aux yeux des investisseurs qui aime avoir un regard sur la gestion des entreprises qu’ils accompagnent.
  • La société à responsabilité limitée (SARL)

La société à responsabilité limitée plus connu sous l’acronyme SARL, est une société constituée par au moins une personne. Pour la SARL, les associes ne sont responsables des dettes de l’entreprise qu’à hauteur de leurs apports contrairement à l’entreprise individuelle. Les droits des associes sont matérialisés par des parts sociales qui sont cessible à condition que la majorité non cédant des associes en donne l’approbation.

Jusqu’à récemment, les associes devaient constituer un capital de 1 000 000 F CFA pour créer une SARL divisé en parts sociales dont la valeur nominale est fixée à 5 000 F CFA au moins. Cependant, depuis l’adoption de la loi n°2015-07 du 09 avril 2015, la constitution d’une SARL, au Sénégal, ne nécessite pas de capital social et les frais notariés ont été réduits.

Lire aussi  WIC Capital : un fonds d’investissement pour les femmes

Si l’entreprise ne compte qu’un seul associe, ce dernier peut opter pour une société unipersonnelle à responsabilité limitée (SUARL) qui est à cheval entre l’entreprise individuelle et la SARL. En effet, il est permis à la SUARL d’opter, et ce de manière irrévocable, pour l’imposition sur le revenu ou l’imposition sur les sociétés.

Ainsi, la SARL présente un réel avantage, surtout au Sénégal, compte tenu de la facilite de constitution, même s’il faut prévoir de passer chez un notaire pour établir les statuts de la société.

Entre autres avantages on peut citer :

  • Le fait que les associes soit responsables des dettes de l’entreprise qu’à hauteur de leurs apports : il existe donc une distinction entre l’entreprise et les associes
  • La possibilité d’associer plusieurs personnes à l’entreprise
  • Le fait que les SARL bénéficient de plus de crédibilités auprès des investisseurs et des banques compte tenu des obligations comptables qui pèsent sur elles dans certaines circonstances. Cette situation facilite ainsi l’accès au financement à ces entreprises
  • La possibilité pour l’entreprise de poursuivre ses activités en cas de décès du gérant

Les principaux inconvénients pour les SARL concernent

  • L’incapacité pour les entreprises de céder leurs parts sociales: il sera en effet difficile pour un associe de céder ses parts à des tiers si le reste majoritaire n’approuve pas l’entrée des nouveaux dans le capital de l’entreprise.
  • La SARL et la SUARL (si ce dernier opte pour l’IS) sont tenues de payer l’impôt. Elle est tenue de payer au moins 500.000 FCFA représentant l’impôt minimum forfaitaire lorsque l’entreprise réalise des pertes sur l’exercice.
  • La société anonyme (SA)

La société anonyme est la société de capital par essence. Comme pour la SARL, elle est constituée par des associes qui porte le nom d’actionnaire en référence aux actions qu’ils possèdent et qui représentent leur participation dans le capital de l’entreprise. L’AUSCGIE fixe le capital sociale minimum d’une SA a 10 millions divise en action de 10.000 F CFA.

Elle est la forme préférée des grandes entreprises et banques notamment. Malgré la lourdeur administrative de la SA dans sa constitution et son administration, elle offre plus de garanties aux investisseurs. Elle jouit en effet d’une bonne crédibilité et peux solliciter l’épargne publique notamment par l’émission de titre de dettes.

Tout comme pour la SARL, le risque est limite aux apports des actionnaires. De plus à la constitution, les actionnaires peuvent ne libérer que le quart du capital social.

Le montant élevé du capital social, des frais de constitution en sus de la lourdeur administrative constituent les principaux inconvénients de la Société Anonyme. Sur le plan fiscal, elle est soumise aux mêmes règles que la SARL.

  • le groupement d’intérêt économique (GIE)

Le GIE est unité économique aux même titre que les SARL et les SA. Elle est constituée par plusieurs personnes qui partagent un même intérêt économique et mettent en commun leurs efforts pour la réalisation de leurs objectifs. Cette forme d’entreprise est l’apanage des groupements de femmes et de jeunes dans les quartiers du Sénégal. Certaines grandes entreprises optent pour le GIE comme GAINDE 2000 au Sénégal ou AIRBUS Commercial Aircraft en France (qui est passe du statut de GIE à celui de société par action simplifiée en 2001).

Comme pour l’entreprise individuelle, les membres du GIE répondent indéfiniment et solidairement des dettes de l’entreprise. La souplesse dans sa constitution et les mesures d’incitation fiscale prise par les autorités afin de favoriser les activités économiques fait du GIE la forme privilégiée par le secteur informel.

L’essence du GIE est de permettre aux membres de mutualiser leurs ressources tout en travaillant chacun de son côté. Par exemple, Un gérant de d’atelier de menuiserie en aluminium et en bois, un maçon et un architecte peuvent créer un GIE spécialisé dans le BTP en vue de maintenir toute la chaine de valeur dans leur portefeuille respectif. Le projet global est confié au GIE mais chacun travaille pour son compte.

  • La société par action simplifiée (SAS)

La Société par action simplifiée est une nouveauté dans le milieu entrepreneurial africain. Elle fait son entrée dans l’AUSCGIE du 30Janvier 2014. Son organisation est traitée dans le livre 4-2. La SAS est née afin de permettre aux entrepreneurs et aux investisseurs de pouvoir déterminer librement les modalités de leur collaboration. Bien que la SARL et la SA permettent l’entrée dans le capital de l’entreprise de nouveaux investisseurs, les transformations qui en résulte entrainent de procédures qui peuvent prendre du temps, sont couteux contraignantes, et il n’est pas souvent facile de sortir du capital.

L’intérêt de la SAS, c’est de donner la pleine liberté aux associés de fixer librement les modalités de fonctionnement de l’entreprise. Les règles de fonctionnement de l’entreprise sont fixées dans les statuts de l’entreprise comme par exemple :

  • Le temps durant lequel les actions de l’entreprise ne peuvent pas être cédées
  • Le capital social minimal en deçà duquel l’entreprise ne peut descendre
  • La durée de présence d’un associé (un investisseur par exemple) dans le capital de l’entreprise

Ce type d’entreprise permet aux entreprises de pouvoir facilement bénéficier de l’accompagnement des sociétés de capital-risque et de déterminer les modalités de leurs collaborations.

Cependant en matière fiscale et comptable, elle est soumise aux mêmes obligations que les SARL et les SA.

En conclusion

Choisir une forme juridique pour son entreprise c’est tenir compte de ses charges fiscales et la structure de sa gouvernance. Mais dans la plupart des cas, la nature des activités impose une forme de gouvernance à l’entreprise et donc sa forme juridique. Comme la banque.

Au lieu d’opter pour une SARL lorsque l’on est seul a créer son entreprise, vous pouvez choisir entre une entreprise individuelle et une SUARL et opter dans ce cas pour l’IR afin d’optimiser sa fiscalité.


Les SARL, SUARL ayant opté pour l’IS, et la SAS sont tenues de designer au moins un (1) commissaire aux comptes lorsqu’elles remplissent, à la clôture de l’exercice social, deux des conditions suivantes :
1°) total du bilan supérieur à cent vingt-cinq millions (125.000.000) de francs CFA ;
2°) chiffre d’affaires annuel supérieur à deux cent cinquante millions (250.000.000) de francs CFA ;
3°) effectif permanent supérieur à cinquante (50) personnes.

C’est quoi la scalabilité ?

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Une fois n’est pas coutume dans l’univers des startups, la scalabilité est un terme emprunté à l’informatique. Chez les techos, il désigne la capacité d’un produit à s’adapter à un changement d’ordre de grandeur de la demande. L’idée est de maintenir les fonctionnalités et les performances en cas de forte augmentation. Par exemple, un serveur ou un site internet. Alors pourquoi dit-on d’une startup qu’elle est scalable ?

Définition de la scalabilité

La scalabilité c’est la capacité d’une entreprise à adapter son business model, son schéma d’entreprise à une forte augmentation de son volume d’activité. Concrètement, sa capacité à passer de la petite startup à la multinationale. La scalabilté permet d’absorber le choc de croissance extrême que certaines startups connaissent.

Faisons un peu d’étymologie, scalabilité vient de «scale» en anglais, à savoir la notion de mise à l’échelle. Une startup est scalable quand elle peut réaliser des économies d’échelles le plus rapidement possible.

Faire attention à la scalabilité c’est comme les écrous d’un avion. On s’assure qu’ils soient bien serrés pour qu’à pleine vitesse l’avion ne se désintègre pas. La scalabilité c’est le fait qu’une start-up multiplie par 10, 20 ou plus son volume d’affaires tout en confortant sa rentabilité. Les charges variables n’ont pas leur place dans les startups scalables.

Pourquoi une startup doit être scalable ?

Une startup doit être scalable pour plusieurs raisons. La première c’est que la scalabilité garantit un potentiel de croissance très supérieur aux autres modèles. Une entreprise qui peut fonctionner de la même façon qu’elle ait 50 ou 5 000 clients sera beaucoup plus encline à la croissance que ses concurrents.

La deuxième raison est que si vous avez besoin d’investisseurs, c’est le meilleur moyen de les séduire. Les taux de croissance pouvant être très importants, si votre modèle est scalable, la rentabilité envisagée sera un argument de poids.

Enfin, parce que la montée en charge ne nécessitera pas, dans un premier temps, de changements énormes comme le recrutement de 50 opérateurs ou encore le développement de 15 sites internet en simultané. C’est donc le meilleur moyen pour éviter de grosses erreurs qui conduisent à l’échec (mauvais recrutement, dépenses inutiles…).

Comment être scalable ?

La scalabilité a surtout permis de remettre au centre des débats la rentabilité

L’arme ultime de la scalabilté c’est l’automatisation des processus. Les nouveaux modèles sur internet permettent de pousser la scalabilité à son paroxysme. Prenons l’exemple d’une market place. L’inscription du client, la mise en relation, les relances, le paiement, la facturation, le prélèvement de la commission et même la gestion de livraison se font automatiquement. Dans ces conditions, la montée en charge sera très facilement assumée par l’entreprise et la rentabilité sera énorme. Et ce n’est pas Blablacar, Aliexpress, Amazon ou Ebay qui viendront dire le contraire.

Pour être scalable, il faut y penser dès le départ. Et donc essayer de ne pas vendre des produits « sur mesure », même si vous pouvez faire du « non scalable » pour vous lancer. Je m’explique. Les fondateurs d’AirBnb, modèle scalable par excellence, se sont rendu compte très vite que les photos étaient l’élément déclencheur de la réservation. Ils ont donc fait, eux-mêmes, les photos dans un premier temps (non scalable), avant de s’appuyer sur un réseau de photographes (scalable).

Le top de la scalabilité c’est de créer un produit générique qui conviendra au maximum de clients sans faire trop de modifications. Un exemple pour illustrer cette idée. L’Appstore de l’iPhone. Une seule plateforme, pour un seul objet et des milliers de clients : les développeurs d’applications.

Autre point, ne négligez pas les détails quand vous pensez scalabilité. Amazon avait, par exemple, construit des entrepôts géants. Devant l’afflux de commandes, le nombre de personnes travaillant a fait exploser la température des lieux. Résultat, Amazon a dû acheter en urgence des centaines de climatiseurs. La scalabilité fait apparaitre des problèmes nouveaux.

Les outils informatiques du départ doivent être modulables. Si demain votre application enregistre 100 000 téléchargements, êtes-vous sûr que les serveurs tiendront ? Pourrez-vous augmenter les capacités sans vous ruiner ?

L’équipe doit elle aussi être scalable. Dans un premier temps, favorisez des jeunes talents à fort potentiel qui pourront s’adapter aux évolutions rapides de l’entreprise plutôt que des spécialistes hyper pointus qui seront perdus au premier pivot. Enfin, si la moitié de votre chiffre d’affaires provient d’activités « adaptées », « sur mesures » ou « spéciales » à un client, vous avez raté votre scalabilité.

Tout n’est pas scalable

Maintenant que tout ça est dit et que vous êtes incollable sur la scalabilité, il est temps pour moi de vous dire que tout n’est pas scalable. Les prestations de services par exemple. Un coiffeur par exemple ne pourra pas faire plus de 15 coupes par jour. Si le nombre de clients augmente, il devra nécessairement augmenter son personnel. La rentabilité n’augmentera donc pas malgré l’évolution positive du chiffre d’affaires. Le modèle n’est pas scalable.

Il y a ensuite les activités à moitié scalable. Par exemple, les sites de ventes privées. Tout le processus d’inscription, d’achat, de relation client est automatisé et scalable. Mais en ce qui concerne la préparation des commandes et la gestion des entrepôts, ce n’est pas scalable.

La scalabilité a surtout permis de remettre au centre des débats la rentabilité. On a parfois tendance à l’oublier, mais une startup reste une entreprise et une entreprise se doit d’être rentable. 

Le SYSCOHADA à l’ère du digital : Il est désormais possible de générer ses états financiers en ligne

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Un compte en ligne et une balance au format Excel de l’exercice comptable voila tout ce qu’il faut désormais pour obtenir les états financiers de son entreprise. Fini les aller-retours incessant entre le bureau et le cabinet du comptable. Cette innovation est du cabinet de conseil Pco Partners.

Le Cabinet a lancé, le 15 Février 2019, PUGEF, une plateforme en ligne qui permet de générer en quelques clics, les états financiers de son entreprise conforme aux normes du SYSCOHADA. La PUGEF permet d’obtenir le bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie de son entreprise. Elle permet également aux entreprises de gagner du temps et de limiter les erreurs dans l’élaboration des états financiers.

Jusque là, les entreprises sollicitaient les services des cabinets de comptabilités ou comptaient sur la dextérité de leurs comptables en interne afin de confectionner leurs états financiers qui est, en soi, un travail fastidieux. La tâche nécessite beaucoup de temps, de la concentration et de méticuleux calculs. Entre l’enregistrement des opérations dans les journaux comptables respectifs, l’établissement de la balance, du bilan comptable et du compte de résultat, des erreurs peuvent s’y glisser et compromettre la crédibilité de l’information financière fournie.

Ces états financiers servent de base lorsqu’il s’agit d’apprécier les performances financières d’une entreprise qu’il s’agissent de trouver des financement auprès des banques ou des investisseurs mais aussi pour l’administration fiscale dans la détermination des impôts à payer.

Vers une nouvelle configuration de la gestion d’entreprise en Afrique

Le cabinet Pco Partners vient ainsi contribuer à rendre plus facile et moins coûteuse la gestion des entreprises. Le dynamisme des entreprises est souvent confronté aux obstacles administratifs et légaux. Ces contraintes ont pour conséquences de maintenir les acteurs économiques dans l’informel ou bien, pour les plus conformistes, de se contenter du statut d’entreprise individuelle; moins intéressant.

Lex4 – Services juridiques en ligne pour l’Afrique

Des efforts sont en train d’être faits dans le sens de favoriser l’essor des entreprises au Sénégal, notamment avec la possibilité de créer des sociétés à responsabilité limitée sans exigence de capital social1 et la baisse des frais notariés y afférents2.

Dans la même lancée, La plateforme Lex4 permet de s’affranchir du notaire en concevant soi-même les statuts de son entreprise.

On en est pas encore au niveau des pays développés ou il est possible de créer son entreprise depuis sa maison. Cependant au rythme ou les choses évoluent en ce moment, ce n’est plus qu’une question de temps.

Pourquoi les entrepreneurs échouent-ils?

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es gourous de l’entrepreneuriat vous le diront: l’échec est un pas vers la réussite. Cependant certains facteurs d’ordre sociale, financier et personnel maintiennent les entrepreneurs emprisonnés dans la spirale de l’échec.

1. La procrastination

La roue de l’échec : David Cochard

La procrastination est la principale ennemie de l’entrepreneur. Elle l’empêche de se réaliser en le maintenant dans une paresse perpétuelle et reportant sans cesse ses délais de réalisations avec de faux prétexte. Nous rencontrons toujours des jeunes avec de bonnes idées qui échouent dans leur projet tout simplement par paresse intellectuelle. Cela arrive lorsqu’on doit, par exemple préparer une présentation de son projet, rédiger son business plan, ou plus simplement commencer à développer le produit.

2. L’absence de réalisme dans l’élaboration de son produit

Les individus ont des idées et parfois de très bonnes idées. Cependant les bonnes idées ne font pas les affaires ni une entreprise. La passion pour un secteur d’activité donné comme l’agriculture ou le digital ne doit pas maintenir l’entrepreneur dans un cap qui ne présente pas de débouchés. Le premier objectif d’une entreprise est de générer du profit et d’enrichir son propriétaire. Des applications que les créateurs pensaient innovantes à l’origine ont été développées sans qu’elles aient suscité un engouement de la part des usagers parce qu’elles ne correspondaient pas à un besoin réel.

3. la recherche effrénée de la perfection

Ce tweet à lui seul résume la question de la quête de la perfection. Elle est impossible à atteindre. Il ne faut pas chercher à lancer un produit parfait, mais un produit qui satisfait au mieux les besoins essentiels. Des améliorations peuvent être apportées par la suite parce qu’on aura mieux étudier le marché, et mieux compris les besoins des clients comme le souligne Eric Ries dans son livre Lean Startup: “Les premiers produits n’ont pas à être parfaits”. Ils doivent permettre de recueillir le maximum d’informations par retour d’expériences des clients afin de les adapter.

Dans l’un de ses articles où il traite de la perfection Ibuka Ndjoli précise: “Je connais des gens qui, à force de chercher à faire le lancement parfait et spectaculaire de leur produit ou service, n’ont finalement rien lancé.”

4. L’absence de financement

C’est vrai sans ressources financières adéquates, aucun projet ne peut voir le jour. Cependant nous oublions souvent que le premier bailleur de fonds d’une entreprise c’est l’entrepreneur lui-même et ses clients. Les projets complexes présentent beaucoup de difficultés à se faire financer. Leur nature complexe et incertaine retient les investisseurs qui préfèrent pour la plupart soutenir des projets dont le risque est maîtrisé et l’espérance de rendement favorable. Si le produit intéresse peu le client, alors il est certain que le projet ne sera soutenu par aucun investisseur. De plus, dans le cas de projets innovants relevant de la haute technologie, il faudrait au préalable produire ne serait ce qu’un prototype fonctionnel afin de rassurer les investisseurs, d’une part, sur la capacité à concevoir le produit et d’autre part sur l’intérêt qu’il pourrait susciter chez le client. Hormis les grandes boites qui disposent de gros budgets en recherche et développement, trop peu sinon aucun n’est disposé à financer un concept ou un simple business plan.

Pour palier ce problème d’accès au financement, les entrepreneurs doivent accepter de partager leurs projets avec d’autres qui disposent de ressources pour lui de se lancer. Ces ressources peuvent être de nature pécuniaires ou techniques.

5. Le contexte social défavorable à l’entrepreneuriat

L’entrepreneur rencontre souvent beaucoup de difficultés dans ses projets. Il fait souvent face à des obstacles sociaux qui tirent leurs origines dans le cercle familiale. Le travail salarié était jusque la mieux valorise que l’auto-entrepreneuriat. Ces obstacles se matérialisent par un absence de soutien familiale jugeant l’activité ou la personne immature ou non rationnel. Cette situation justifie la peur qu’ont beaucoup de salariés qui le souhaitent de se reconvertir dans l’entrepreneuriat et la préférence des nouveaux diplômés pour le travail salarié.

Oumar Diallo : « Un écosystème a un fonctionnement et ce fonctionnement devient naturel lorsqu’il y a des financements »

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Oumar Diallo fait parti des jeunes très actifs dans le milieu de l’entrepreneuriat au Sénégal. C’est un serial entrepreneur qui enchaîne les aventures. Cofondateur et CEO de Paypos Sénégal, la filiale Tunisienne spécialisée dans la télécommunication et la monétique, Oumar vient de lancer Jaayall, un site de vente en ligne. Dans cet interview, il partage avec nous ses impressions sur l’entrepreneuriat au Sénégal.

Qui est Oumar S Diallo ?

Je suis un partisan de l’auto emploi et d’une nation start-up forte qui tire les autres secteurs de l’économie nationale. Je suis fondateur de 02 start-up (OEX IdeeSmart et Paypos) et participe au développement de 02 autres (Kalpay et Primograf).

Etes-vous actuellement salarié ou l’avez-vous été ? si oui dans quel secteur d’activité ? autrement pourquoi ?

Je ne suis pas salarié mais j’ai des salariés, j’ai été salarié en tant que formateur en Gestion de la relation client à PCCI, puis en tant que Directeur pays Wari en Côte d’ivoire. Mais je ne suis plus salarié depuis un an.

Comment avez-vous atterri dans le milieu entrepreneurial ?

J’ai toujours entrepris et aider d’autres à se lancer. Depuis que je suis étudiant, j’entreprenais dans la proposition de service.

Comment analysez-vous l’écosystème entrepreneurial sénégalais ?

Je trouve que les choses bougent dans le bon sens et que les entrepreneurs sénégalais sont des gens courageux qui méritent de bénéficier d’opportunités et de cadre légal favorisant le développement de leurs activités.

il faut que parmi nous ceux qui ont l’étoffe de seniors aident les juniors pour que les générations à venir puissent trouver aussi, à leur tour, des seniors qui baliseront les sentiers.

Des pratiques comme le small acte business à la sénégalaise seront les bienvenues, un pays comme le Sénégal a besoin que ses fils bénéficient de plus de faveurs vous savez. Il faut que parmi nous ceux qui ont l’étoffe de seniors aident les juniors pour que les générations à venir puissent trouver aussi, à leur tour, des seniors qui baliseront les sentiers. L’écosystème sénégalais est dynamique et bouge dans tous les sens et les incubateurs ainsi que certains « champions » sont là pour orienter les entrepreneurs dans la bonne direction. Dans ce travail il faut saluer le rôle des incubateurs comme CTIC, Concree, Jokkolabs, Impact Dakar (devenu Impact Hub Dakar) et les opérateurs comme Orange, la Sonatel et Expresso. Voir expresso accompagner un évènement comme le Kokutana ça fait plaisir ; et Orange associer Senstartup dans son label Buzz startup banlieue est juste formidable. Nous avons besoin d’une politique pro startup, et ceci l’Etat du Sénégal l’a compris avec la création de la DER (Délégation Générale à l’entrepreneuriat Rapide).

Quelle appréciation faites-vous de la Délégation Générale à l’entrepreneuriat rapide (DER) initiée par le Président Macky Sall ?

En tant qu’entrepreneur je ne peux que saluer la DER, il est difficile de faire une levée de fonds pour une start-up. souvent on a recours à des Business Angels qui ne sont pas toujours rapide dans les décaissements une fois que l’acte signé, ce qui est très loin d’être le cas de la DER. Mon cher, bénéficier d’un financement sans garantie avec un différé de 06 mois, il fallait le faire. le « startupper » n’a besoin que de soutien et ceci a été fait par la DER et sa fabuleuse équipe. Nous le refuser et ne rien proposer à la place c’est juste du bavardage inutile. Je n’écouterai point ceux qui dénigrent mais je les exhorte à faire plus attention dans leurs analyses. Un écosystème a un fonctionnement et ce fonctionnement devient naturel lorsqu’il y a des financements et se réinvente quand ces financements ne sont pas présents. La seule chose que je souhaite la prochaine fois c’est que la recherche et le développement soient encouragés et doivent être intégrés au plan de financement des de l’Etat, puisque nous parlons d’innovations.

Quelles sont vos différentes réalisations en tant qu’entrepreneur. Laquelle de vos réalisations êtes-vous le plus fier et pourquoi ?

Je ne saurai citer mes différentes réalisations car cela fait plus de 10 ans que j’entreprends, mais je suis fier de l’application vendue au fonds d’entretien routier ivoirien qui se chiffre à une bagatelle assez importante pour une jeune start-up. L’autre belle réalisation c’est d’avoir réussi à vendre 20 % des actions de ma startup à un investisseur sénégalais à hauteur de 20 millions avec un ticket d’entrée de 5 millions ça en moins d’une année d’existence, je le prends comme une belle réalisation.

l’autre belle réalisation c’est d’avoir réussi à vendre 20 % des actions de ma startup a un investisseur sénégalais à hauteur de 20 millions avec un ticket d’entrée de 5 millions

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontés lors de l’établissement de vos différentes entreprises.

J’ai eu des obstacles sociaux, pour ne pas dire freins, en effet chez nous le salaire est une garantie et devient une sécurité pour toute la famille proche et lointaine. Il faut entreprendre jeune, lorsque vous avez déja une famille (femme, enfant et autres) c’est difficile surtout si vous n’avez pas une dame qui croit aux mêmes idéaux que vous. Entreprendre rime avec quatre mots Discipline Obsession Persévérance et endurance c’est ma DOPE, lorsque vous êtes optimistes et teigneux vous y arriverez sans trop vous souvenir des obstacles.

Je vois que vous avez lancé une plateforme de commerce électronique. En quoi est-elle différente de celles qui existent actuellement sur le marché.

J’ai voulu avec Ibra mon associé démocratiser la vente en ligne et offrir à tout le monde la possibilité de bénéficier d’un espace et vendre tous les produits licites. Jaayall est une marketplace où les vendeurs indépendants, professionnels ou particuliers, ont la possibilité de vendre leurs produits ou services en ligne. La seule condition c’est d’ouvrir un compte qui est gratuit pour les particuliers et payant pour le B2B. Notre modèle économique est basé sur les abonnements, les frais d’insertion, ou la vente directe de nos articles. L’autre particularité c’est notre association avec les start-up comme KalpayPaydunyaPayexpress pour le paiement, OuicarryPapsTex courrier pour la livraison. Ceci facilite l’achat et rend plus fiable les opérations.

Pensez-vous que le développement des modules de paiement à distance puisse apporter grand changement au e-commerce au Sénégal lorsqu’on sait que le mode de règlement privilégié reste le paiement à domicile ?

Il faut une bonne éducation financière pour arriver à la « décashification », l’avenir du e-commerce c’est les fintechs, les paiements mobiles et autres gateway paiement (canaux de paiements, NDLR), nous voyons l’impact de la transformation digitale sur les organisations, les manières de communiquer et les méthodes de travail. En Chine 92% des transactions sont faites sans cash. Il nous faut arriver à ce niveau pour davantage booster ce secteur de l’économie. Nos mamans ont déjà commencé avec le M-commerce grâce au mobile money les articles sur les statuts WhatsApp trouvent vite des acquéreurs sans cash car des envois simples permettent de finaliser les transactions.

Quelles perspectives voyez-vous pour l’entrepreneuriat au Sénégal et en Afrique.

Pour l’entrepreneur sénégalais, il faudra consolider les acquis et aller à l’assaut du reste du continent, nous le ferons cette année avec 3 start-up sénégalaises avec lesquelles nous seront en Cote d’ivoire, Bénin, Togo, le Burkina et même le Djibouti. Pour l’Afrique en général, les anglophones bénéficient de plus de possibilités, il est plus facile pour les Sud-africains, les Nigérians et les Kenyans de trouver des business Angels que pour les start-up francophones. Citez-moi un milliardaire sénégalais qui investit dans les start-up, ils préfèrent sponsoriser les soirées de gala et autres, mais ce serait bien qu’ils se réveillent et pensent à investir dans les secteurs innovants. Nous sommes derrière eux et nous les rattraperons bientôt et nous morcellerons leurs holdings pour en faire bénéficier à toutes les start-up (rires).