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Comprendre les mécanismes de financement du Fonds Monétaire international (FMI)

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Le FMI, cette institution très controversée, avec ses politiques d’austérités, a vu le jour peu après la seconde guerre mondiale afin de garantir la stabilité du système monétaire internationale et éviter qu’une crise similaire à celle des années 30 ne se reproduise.

L’une des missions du FMI afin de réaliser son objectif consiste à accorder des prêts aux Etats pour leur permettre de financer leur balance des paiements, à stabiliser leur économie. Et ces prêts sont de deux types

  • Les prêts non-concessionnels au titre du compte des ressources générales (GRC);
  • Les prêts concessionnels au titre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance (Fonds fiduciaire RPC).

Les prêts non concessionnels sont des mécanismes de financement assortie aux taux d’intérêt du marché et les prêts concessionnels sont des financements apportés par le FMI à des taux en deçà des taux du marché (actuellement de 0%) et destiné au pays à faibles revenus au titre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (Fonds Fiduciaire RCP). Les pays éligibles au fonds fiduciaire RCP doivent mettre en œuvre des stratégies de réduction de la pauvreté et satisfaire à certaines exigences du FMI en matière de stratégie de réduction de la pauvreté.

Les prêts non-concessionnels Les prêts concessionnels
Les accords de confirmations (AC) Facilités élargies de crédit (FEC)
Mécanisme élargi de crédit (MEDC) La Facilité de crédit de confirmation (FCC)
Lignes de crédits modulables (LCM) Facilité de crédit rapide (FCR)
Lignes de précaution et de liquidité (LPL)
Lignes de liquidité à court termes (LLCT)
Instruments de financement rapides (IFR)

Les prêts non-concessionnels

L’accord de confirmation

Les AC, adoptés en 1952, sont des aides de court à moyen terme aux pays présentant des difficultés temporaires de balance des paiements. Les décaissements sont soumis à des conditions permettant de s’assurer que les difficultés de balance des paiements seront réglées dans des délais raisonnables. Il est principalement utilisé par les pays avancés, les pays émergents et les pays à faibles revenus (parallèlement à la facilité de crédit de confirmation).

Le mécanisme élargi de crédit (MEDC)

Adopté en 1974, le MEDC vise à aider les Etats qui ont des difficultés de balance des paiements de longue durée. Leur décaissement est assorti de l’adoption, par le Pays demandeur, d’un programme de quatre ans maximum qui prévoie des réformes structurelles et comprenant un énoncé annuel détaillé des mesures à appliquer sous 12 mois

La ligne de crédit modulable (LCM)

Adoptée en 2009, la LCM est un instrument de financement destiné aux Etats qui dispose de fondamentaux macroéconomiques et de cadre de politique économique ex ante très solide et de bons antécédents. La LCM est utilisée pour répondre à tous les types de besoins de la balance des paiements, effectifs ou potentiel et à renforcer la confiance des marchés lorsque les risques sont élevés. En cas d’accord, le montant approuvé est accessible à tout moment de la période de l’accord.

Les lignes de précautions et de liquidité (LPL)

La LPL est un instrument destiné au Pays avec de solides fondamentaux ayant de bons antécédents de mise en œuvre de politiques saines. Les Pays éligibles au LPL peuvent présenter des manquements qui les empêche d’être éligible au LCM. Elle combine des critères d’admissions quasiment similaires à ceux de la LCM et des conditions qui visent à réduire les facteurs de vulnérabilités subsistants.

Lignes de liquidité à court terme (LLCT)

La LLCT apporte une garantie de liquidité en cas de chocs exogènes potentiels occasionnant des besoins modérés de financement de la balance des paiements. Elle présente les mêmes conditions d’admissibilité que la LCM afin de permettre une transition de la LCM vers la LLCT. Et n’est pas soumis à des conditionnalités de compte tenu de la qualité des cadres de politiques économiques.

L’instrument de financement rapide (IFR)

L’IFR est destiné à fournir une aide rapide à tous les pays membres qui ont un besoin urgent de balance des paiements. Son décaissement est exempt de conditionnalité mais peut exiger parfois des mesures préalables. Le financement se fait à travers 3 guichets que sont le guichet ordinaire, le guichet catastrophes naturelles de grande ampleur et le guichet chocs alimentaires.

Les prêts concessionnels

La facilité élargie de crédit (FEC)

Elle est l’outils principal utilisé par le FMI pour apporter son soutien aux pays à faible revenus et qui font face à des problèmes structurels de la balance des paiements. Le FEC est assortie d’un taux d’intérêt nul, d’un délai de remboursement sur cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans. Il participe au mécanisme du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC).

La facilité de crédit de confirmation (FCC)

Elle offre une aide aux pays à faibles revenus ayant des besoins de financement de la balance des paiements potentiels ou à court terme.

La facilité de crédit rapide (FCR)

Offre une aide financière rapide assortie d’une conditionnalité limitée aux pays à faible revenu qui font face à un besoin urgent de balance des paiements. Le financement se fait au moyen de quatre guichets que sont : le guichet ordinaire, le guichet choc exogènes, le guichet catastrophes naturelles et le guichet choc alimentaire

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Tableau synthétique
Situation Mécanisme Financement Durée Conditionnalités
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel Accord de confirmation CRG Jusqu’à 3 ans mais 12 à 18 mois en général A postériori et en amont (mesure préalables) si nécessaires
FCC Fonds fiduciaire RPC 1 à 3 ans
Besoin de financement prolongé de la balance des paiements / aides à moyen terme MEDC CRG Jusqu’à 4 ans A postériori en mettant l’accent sur les réformes structurelles, et en amont (mesures préalables) si nécessaire
FEC Fonds fiduciaire RPC 3 à 4 an, prolongement possible à 5 ans
Besoin urgent de financement de la balance des paiements / aide financière d’urgence IFR CRG Achat direct Pas de revues / conditionnalité à postériori, mais conditionnalité en amont possible (mesures préalables)
FCR Fonds fiduciaire RPC Décaissement direct
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel (paramètres fondamentaux et politiques économiques très robustes) LCM CRG 1 ou 2 ans En amont (critères d’admissibilité) et revues annuelles pour les accords de 2 ans
Besoins de financement de la balance des paiements potentiels, modérés et de court terme, imputables à des pressions sur le compte de capital (paramètres fondamentaux et politiques économiques très robustes) LLCT CRG Approuvé pour une période de 12 mois. Nouveaux accords au titre de la LLCT possibles En amont (critères d’admissibilité)
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel (paramètres fondamentaux et politiques économiques robustes) LPL CRG 6 mois (guichet de liquidité), ou 1 ou 2 ans En amont (critères d’admissibilité) et a posteriori

L’entreprise Tiak Tiak, pionnier des livreurs express, se tourne intégralement vers l’électrique

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En voulant faire livrer des fleurs à sa bien-aimée restée au Sénégal, Cheikh Ahmed Tidiane Samb, à l’époque établie en France, crée la première entreprise de livraison Express au Sénégal, Tiak-Tiak.

Le mot-valise est lancé, Tiak-Tiak, signifiant rapide, est utilisée partout au Sénégal pour évoquer la livraison rapide de colis ou le transport de personne à bord des motos.

Cheikh Ahmed Tidiane Samb, fondateur de Tiak-Tiak

Le fondateur de l’entreprise, qui comprend une centaine de motos, Cheikh Ahmed Tidiane Samb, annonce le 05 octobre 2024 sur LinkedIn, « nous avons entamé notre processus de passage à l’électrique » une nouvelle étape franchie par l’entreprise dans son engagement pour un transport durable et respectueux de l’environnement et une contribution à un avenir plus écologique pour le Sénégal qui a amorcé la tendance avec son projet de BRT composé de bus 100% électrique et le TER (qui a une énergie hybride).

Ce changement, selon Cheikh Samb, qui vise à réduire son empreinte carbone tout en continuant à fournir des services au dernier kilomètre fiables et rapides.

La Gambie et la Cote d’Ivoire, où Tiak-Tiak est déjà implanté, seront les prochains pays où l’entreprise fera évoluer sa flotte vers le tout électrique après le Sénégal

L’entreprise envisage de tourner définitivement vers l’électrique avec à la clé la création de 30.000 emplois directs et indirects grâce à l’usine de montage de motos électrique qu’elle compte implanter à Kaolack et dont la pose de la première pierre se fera incessamment.

Ainsi, la première entreprise de livraison express du Sénégal compte jouer son rôle d’acteur en tant que privé dans la stratégie Sénégal 2050 du Président Bassirou Diomaye Faye.

Déjà en 2021, Cheikh Samb annonçait que l’entreprise, avait déjà créé 500 emplois et disposait de 6.000 points Tiak-Tiak un peu partout au Sénégal.

L’entreprise est portée par l’altruisme de son fondateur qui comprend dès le départ que beaucoup de ses employés risquait à terme de quitter l’entreprise et d’effectuer des courses pour leur propre compte. Ce phénomène a eu un impact sur ses parts de marchés et son chiffre d’affaires. Il s’en réjouit tout de même affirmant qu’il a contribué à sa manière à réduire l’impact de l’émigration et à éviter la mort de millions de jeunes sénégalais.

Ibrahima Kalil Kaba : « Mon ambition est de positionner la Guinée comme un leader régional dans le domaine de la fintech »

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Réverbère : Bonjour Kaba, merci de nous accorder cette interview. Vous êtes le Commissaire Général de la Guinea Fintech Week, mais aussi Président Directeur Général de Trustee SAS. Pourriez-vous nous en dire plus sur cet événement et sur ses objectifs principaux ?

Bonjour et merci de m’accueillir. La Guinea Fintech Week est un événement majeur qui vise à connecter l’écosystème de la fintech en Guinée et au-delà. Notre objectif principal est de promouvoir l’innovation dans le secteur, en créant des opportunités pour les startups guinéennes. Cette année, nous attendons plus de 500 participants, avec une trentaine de panelistes venant de toute l’Afrique et d’ailleurs. En tant que plateforme d’opportunités et de collaboration, GFW permet de faire avancer des discussions stratégiques autour de la finance digitale, de l’inclusion financière tout en facilitant la création de partenariats.

Réverbère : Pourquoi avoir choisi de mettre autant l’accent sur les startups guinéennes cette année ?

Le secteur des startups est essentiel pour la croissance économique du pays. Les jeunes entreprises guinéennes, en particulier dans la fintech, sont des moteurs d’innovation. C’est pourquoi nous leur offrons cette année une visibilité accrue. Environ 60 % des startups participantes sont guinéennes, et nous souhaitons qu’elles puissent lever des fonds à hauteur de 2 à 3 millions USD grâce aux rencontres et aux échanges pendant l’événement. Ce focus sur les startups permet aussi de montrer que la Guinée est prête à accueillir des investisseurs et à accompagner la croissance de ses jeunes pousses.

Réverbère : VISA est sponsor diamant cette année. Qu’est-ce que cela représente pour l’événement et pour l’écosystème guinéen ?

La participation de VISA en tant que sponsor diamant est un signal très fort. Non seulement ils nous apportent un soutien financier important, mais ils viennent aussi avec leur expertise internationale pour rencontrer et discuter avec les acteurs de notre écosystème startup. Ce partenariat avec VISA permettra de faciliter l’accès aux technologies de paiement pour des milliers de Guinéens. Nous estimons que cela pourrait accroître l’accès aux services financiers pour plus de 600 000 personnes à travers les produits et services fintech qui seront développés en Guinée dans les années à venir. C’est un levier pour accélérer l’inclusion financière.

Réverbère : Quels sont les grands moments que vous attendez particulièrement lors de cette édition ?

Nous avons plusieurs temps forts cette année. Par exemple, notre panel sur le développement de la banque digitale en Afrique francophone, avec des experts qui discuteront de la meilleure stratégie à adopter pour les banques digitales dans la région. Nous avons également le panel sur l’économie numérique, où seront abordés des thèmes comme la blockchain, le gaming et la fintech. Cette année, nous avons 9 panels et sessions prévues. De plus, le lancement du podcast The Founders Point, où des fondateurs d’entreprises partageront leur expérience, permettra de donner une voix aux entrepreneurs guinéens et d’inspirer la prochaine génération.

Réverbère : Vous avez mentionné l’importance de l’inclusion financière à travers la fintech. Quelles solutions voyez-vous émerger en Guinée pour relever ce défi ?

L’inclusion financière est un pilier essentiel pour nous. Actuellement, près de 60% de la population guinéenne est encore non bancarisée. Les solutions fintech offrent une réponse à ce problème en facilitant l’accès aux services financiers via des applications mobiles et des portefeuilles électroniques. Nous voyons déjà des résultats concrets avec l’adoption de solutions de paiement mobile, qui a augmenté de 15 % l’année dernière. À travers ces solutions, notre objectif est de permettre à chaque Guinéen d’avoir accès à un compte bancaire ou à un service financier d’ici à 2025.

Réverbère : En tant que Président Directeur Général de Trustee SAS, comment voyez-vous l’évolution de l’écosystème fintech guinéen à long terme ?

Mon ambition en tant que PDG de Trustee SAS est de positionner la Guinée comme un leader régional dans le domaine de la fintech. En renforçant notre écosystème, nous pouvons attirer des investissements et développer des solutions locales qui ont un impact réel. D’ici à 2030, je vois la Guinée comme un hub fintech en Afrique de l’Ouest, capable d’attirer des investissements de plus de 500 millions USD et de générer des milliers d’emplois. Avec la Guinea Fintech Week, nous posons les bases de cette vision à long terme

Réverbère : Vous vous apprêter dans les prochains jours (23-24 octobre 2024) à organiser la deuxième édition de la Guinea Fintech Week. Quel a été l’impact la première édition sur l’écosystème fintech en Guinée ?

Un impact déterminant est la visibilité accrue que GFW apporte à l’écosystème financier guinéen. Avant la Guinea Fintech Week, de nombreuses innovations locales n’étaient pas bien connues, même au niveau régional. Aujourd’hui, plusieurs startups sont sous les projecteurs, ce qui attire de nouveaux investisseurs, accélérateurs, et programmes de soutien. Nous avons aussi vu une augmentation de l’intérêt pour la fintech au niveau universitaire, avec plus d’étudiants et de jeunes entrepreneurs qui s’intéressent à ce secteur. Finalement, l’événement contribue à créer une dynamique nationale autour de la digitalisation de l’économie et de l’inclusion financière, ce qui, à terme, bénéficiera à toute la population.

D’où vient la limite des 3% du déficit budgétaire

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Guy Abeille inventeur de la limite de 3% de déficit public

Afin de garantir la viabilité de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA), les états membres se sont accordée à respecter des règles de gestion publiques autours de 5 critères plus connu sous le nom de pacte de convergence, de stabilité et de solidarité entre les états membres de l’UEMOA. Parmi ces critères, il en figure un et considéré comme le critère clé qui fixe la limite du déficit budgétaire à 3% du PIB.

Ce ratio est très surveillé par les gouvernements, est à l’origine de différentes hausses d’impôts et d’élargissements d’assiette fiscales dans le monde.

Ce ratio très important n’a pourtant aucun fondement économie. Sa conception serait, de l’avis de son inventeur M. Guy Abeille, le produit de son imagination. Il raconte qu’un soir, en 1981, le directeur du budget, M. Pierre Bilger, les a convoqués lui et Rolland de Villepin suite à la demande du Président Mitterand de lui fournir « une règle facile, qui sonne économiste » qu’il puisse opposer à ses ministres qui demandait des rallonges budgétaires.

Il a alors pensé au Produit Intérieur Brut puisqu’il est la référence principale en économie et choisit la norme de 3% du PIB chiffre trois qui évoqué pour lui la trinité. L’idée était trouvée en moins d’une heure de temps au coin d’une table sans réflexion théorique.

Cette règle vulgarisée par Mitterrand a été repris dans le traité de Maastricht qui institua l’Union Européenne pour servir de critère de convergence est le prétexte des gouvernements pour limiter les dépenses publiques et réduire par la même occasion la dette.

Ainsi en adoptant le ratio de déficit de 3% au traité , l’UEMOA imposent à ses membres le respect de ratio sans fondement économique mais avec un énorme impact sur la population.

Si les économies tentent de maitriser tant bien que mal le taux d’inflation à la limite des 3% malgré que cette inflation soit le plus souvent importé du fait de la structure de nos économies, les gouvernants doivent s’atteler à mettre sur pieds des réformes et des politiques afin de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB et un endettement global à 70% du PIB nominal avec toutes les conséquences.

Moody’s dégrade la note du sénégal à B1

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Sans surprise, Moody’s dégrade les notes d’émetteur à long terme du Sénégal et les notes de créance sénior non garanties en devises du gouvernement du Sénégal à B1. Les notes d’émetteur à court terme sont quant a elles confirmées à Not Prime.

Auparavant noté Ba3 avec une perspective stable, la note sanctionne négativement la dernière sortie du gouvernement sénégalais notamment son premier ministre sénégalais Ousmane Sonko sur la qualité des données du budget du Sénégal. A cet effet, lors du point de presse du gouvernement du Sénégal sur la situation du pays, le montant total de la dette et a été sous-estimé par les gouvernements du régime de Macky Sall. En effet, Selon Moody’s les conclusions préliminaires de l’audit du ministère des Finances indiquent des déficits budgétaires gouvernementaux antérieurs nettement plus élevés et un fardeau de la dette nettement plus élevé que celui publié précédemment, bien que l’ampleur exacte reste incertaine en attendant la validation par la Cour des comptes du Sénégal. Ces conclusions indiquent que :

  • Le déficit budgétaire s’est élevé en moyenne à 10,4 % du PIB sur la période 2019-23, soit près du double des 5,5 % du PIB officiellement déclarés ;
  • Le fardeau de la dette du Sénégal à fin 2023 est estimé à 83,7 % du PIB au niveau du gouvernement central, soit environ 10 points de pourcentage de plus que les 73,6 % du PIB précédemment publiés

Par ailleurs en mettant la note sous surveillance et une perspective négative, Moody’s manifeste son pessimisme quant à la capacité à ramener le ratio d’endettement sur une tendance baissière et qui justifiait la notation Ba3 initiale et les perspectives stables. Ce ratio serait désormais nettement supérieur à la médiane de 52 % pour les États souverains notés Ba et B en 2023.

Avec cette note, le sénégal sort de la catégorie des émetteurs spéculatifs pour aller dans la catégorie de ceux sujet à un risque de crédit très élevé. Cette notation aura certainement un impact non négligeable sur les instruments de dettes des entreprises locales.

Guinea Fintech Week 2024

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Nous sommes ravis d’annoncer la tenue de la deuxième édition de Guinea Fintech Week, prévue du 23 au 24 octobre 2024 à Conakry. Cet événement majeur réunira les acteurs clés de la technologie financière pour explorer les dernières tendances et innovations qui transforment l’économie numérique de la Guinée et de l’Afrique de l’Ouest.

Après le succès de la première édition, Guinea Fintech Week 2024 promet d’être encore plus enrichissante, avec un programme riche et varié comprenant des conférences, des ateliers, des panels de discussion et des sessions de networking. L’événement vise à favoriser la collaboration entre les start-ups, les investisseurs, les institutions financières, les régulateurs et les experts en technologie.

Thème de l’édition 2024 : Innovations Fintech pour une Inclusion Financière Durable

Points forts de l’événement :

Panels de discussion : Des experts de renommée internationale partageront leurs perspectives sur l’avenir de la fintech, avec un focus particulier sur les solutions innovantes pour l’inclusion financière.

Ateliers Pratiques : Des sessions interactives où les participants pourront acquérir des compétences pratiques et échanger des idées novatrices.

Expo Fintech : Une vitrine des dernières technologies et solutions fintech présentées par des entreprises locales et internationales.

Sessions de Networking : Des opportunités uniques pour établir des contacts précieux et explorer des partenariats potentiels.

Intervenants Confirmés :
  • M. Chupeau Arthur – Managing Partner de The Baobab Network;  Kenya, Nairobi
  • M. Sea Alex – Fondateur et Directeur de Africa Fintech Forum ; Abidjan, Côte d’Ivoire
  • M. Matteo Rizzi – CEO FTS Group & Bamboo Capital Partner; Lisbonne, Portugal
  • Dr. Oumar Rafiou Barry – Fondateur et Président de BNB Transfer Corp ; USA
  • Dr Diyé Dia – Co-fondatrice de ARISTARC ; Dakar, Sénégal
  • M. Boum III Jr – CEO et Co-fondateur de Daba Finance ; Atlanta, Georgia – USA
  • Mme SYLLA Mariama Cire – Représentante pays IFC ; Burundi
  • M. Camara Kandas – Directeur Régional Afrique de l’ouest  de Western Union ; Abidjan, Côte d’Ivoire
  • M. ADEMAGBO Edem – CEO et Fondateur de Semoa Group ; Lomé, Togo
  • M. Camara Moussa – Directeur Pays – Pwc Afrique Francophone, Guinée
  • M. Diallo Oumar S.  – Co-fondateur OEX IDEESMART; Co-fondateur OryaTechnologie ; Dakar, Sénégal
  • M. Diallo Djiba – Senior Fintech Advisor Ecobank; Dakar, Sénégal
  • M. Kanté Aboubacar Sidiki – Avocat au Barreau de Paris et Fondateur de ASK Avocats Guinée
  • M. Barry Alpha Bacar  – Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Guinée
  • M. Boubacar Bah – Consultant Cybersecurité GRC, Paris France
  • M. Karamba Guirassy – Digital Data Analyst, Paris France
  • M. Alistair Schneider – CEO AI Lean, Boston Massachusetts
  • M. Dienabou Keita – Founder & CEO The Jamila Foundation Inc, Guinée
Comment Participer :

Les inscriptions pour Guinea Fintech Week 2024 sont maintenant ouvertes. Les places sont limitées, alors, assurez-vous de vous inscrire dès maintenant pour garantir votre participation à cet événement phare en cliquant sur ce lien https://guineafintechweek.com/participant-form

Appel aux Partenaires et Sponsors :

Nous invitons les entreprises et les organisations intéressées à se joindre à nous en tant que partenaires ou sponsors, de contacter notre équipe à info@guineafintechweek.com

À propos de Guinea Fintech Week :

Guinea Fintech Week est un événement annuel consacré à la promotion et au développement des technologies financières en Guinée et en Afrique de l’Ouest. Elle vise à créer une plateforme d’échange et de collaboration pour les acteurs du secteur fintech afin de stimuler l’innovation et l’inclusion financière dans la région.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site web : https://guineafintechweek.com/
ou nous suivre sur les réseaux sociaux :

LINKEDIN : https://www.linkedin.com/showcase/guinea-fintech-week/
FACEBOOK : https://www.facebook.com/people/Guinea-FinTech-Week/
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Contact Presse :
Nom : Ibrahima Kalil Kaba
E-mail : kalil8kaba@yahoo.fr / info@guineafintechweek.com
Téléphone : +224 629303847

GCR dégrade les notes d’émetteur de long terme et court terme du Port Autonome de Dakar respectivement à BBB et à A3 avec une perspective négative

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La GCR (Ex Wara-rating) a annoncé dans un communiqué daté du 12 septembre 2023, avoir abaissé les notes d’émetteur de longs termes et de courts termes du Port Autonome de Dakar respectivement de A- à BBB et de A2 à A3 sur son échelle régional de notation avec une perspective négative.

Cette dégradation s’accompagne naturellement de celle de son emprunt obligataire sénior de 60 milliards de FCFA à échéance 2027 avec une perspective tout aussi négative.

La CGR relève une politique d’endettement agressive du PAD couplé à une faiblesse de son efficacité opérationnelle favorisée par la perte de compétitivité vis-à-vis des ports voisins.

La note reflète, d’après l’agence de notation, la hausse de ses dettes financières de 124% destinées en partie à financer les travaux du port de Ndayane et la consolidation de sa participation dans l’entreprise DP World Sénégal. L’agence redoute d’une part, que les charges d’intérêts ne mettent la pression sur la marge nette de l’entreprise (dont le solde positive est dû aux produits issus de l’acquisition à titre gratuits d’actions de DP World Dakar) et ne réduise ses profits et de l’autre qu’elle subisse également une pression sur sa liquidité à mesure que les dépenses d’investissements augmentent.

CGR, fait aussi remarquer dans son communiqué, la menace qui pèse sur le PAD du fait sa perte de compétitivité vis-à-vis des ports voisins qui prennent de l’avance dans la modernisation de leurs infrastructures et la mise sur pied de stratégies visant à les installer comme hub logistique régional.

Cependant, Le PAD reste un levier important dans l’économie sénégalaise puisqu’il fait transiter 95% des échanges extérieurs et génère 90% des recettes douanières. Toutefois, l’appui financier de l’Etat du Sénégal se présente sous la forme de prêt à taux élevé à long terme.

07 Solutions pour vos paiements en ligne à l’international depuis le Sénégal

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Voici 07 solutions pour vous permettre de faire vos paiements en ligne à l’international depuis le Sénégal.

La carte prépayée bancaire UBA

carte prépayé UBA liée à Orange Money

Toutes les banques du Sénégal proposent leurs gammes de cartes prépayées. Et certains ont même des applications de mobile banking permettant d’alimenter le carte depuis le compte bancaire. Cependant les cartes prépayées UBA peuvent être approvisionnées directement depuis la plateforme Orange-Money et être utilisées pour faire des achats sur toutes les plateformes en lignes.

Les cartes virtuelles Ecobank

Application mobile Ecobank

Il est possible depuis l’application mobile d’Ecobank de générer sa carte virtuelle qui peut être utilisée de la même manière que les cartes bancaires classiques (physique). Pour ce faire, vous devez disposer d’un compte Ecobank que vous pourrez créditer auprès des points CashXpress ou au niveau des agences Ecobank.

l’approvisionnement du wallet reste le seul point négatif de la solution dans la mesure ou les points cash Xpress ne sont pas aussi nombreux.

Pyypl

Pyypl (lire people) est un wallet assez intuitive qui offre la possibilité de générer des cartes bancaires physiques ou virtuelles.

L’avantage de Pyypl est qu’il peut être approvisionné à partir de Free-Money, Orange money, E-money ou Wave. Contrairement à Payqin (voir infra) qui facture la carte virtuelle à 5.000 FCFA, Pyypl permet de générer gratuitement sa première carte virtuelle. les frais pour toutes nouvelles activation étant de $3 (1.836 FCFA).

Pour les amateurs de cryptomonnaies, l’application permet d’alimenter son compte à partir de la plateforme Binance

PayQin

Application PayQin

PayQin est un portefeuille électronique développé par une startup estonienne et qui cible l’Afrique francophone. L’application permet de générer une carte virtuelle valable pour une durée de 4 ans à 5.000 FCFA dans la formule standard. Cependant cette carte vous reviendra gratuitement si vous optez pour l’abonnement mensuelle de 2.000 FCFA.

Le portefeuille peut être approvisionné à partir de ses comptes de Orange Money, Free Money ou E-money (Expresso).

KeeCash et Fyatu (pour les amoureux des cryptomonnaies)

  • KeeCash

A l’instar de PayQin, KeeCash est un portefeuille électronique qui permet de générer des cartes virtuelles qui peuvent être utilisées pour diverses transactions en lignes. Toutefois, le seul moyen d’approvisionner son portefeuille KeeCash est la cryptomonnaie. Au moment d’approvisionner le compte, l’application génère une adresse avec la technologie blockchain à laquelle le rechargement doit être effectuée.

les cartes virtuelles Keecash générées sont en euros ou en dollar intéressant pour les règlements dans ces devises surtout le dollar

  • Fyatu

Fyatu Fonctionne selon le même principe que KeeCash. C’est un portefeuille qui n’autorise que les rechargement avec la cryptomonnaie Tether – (USDT) ou partir des plateformes Perfect Money ou Payeer.

les cartes virtuelles de Fyatu sont générer en dollar qui peuvent être intéressant pour les règlements effectués dans cette devise.

Djamo Sénégal

Carte Djamo

Djamo aujourd’hui une excellente option pour les paiement en ligne. Au moment du téléchargement, l’application vous donne droit à une carte virtuelle visa liée à votre compte Djamo que vous pouvez utiliser pour effectuer vos paiement en ligne. Recharger le compte est lui même facile. Il peut se faire de plusieurs manière par dépôt via les opérateur de mobile banking (Orange money, Wave, Free Money), par de versement ou virement dans le compte bancaire de Djamo. Au besoin, avec 2.000 FCFA vous pouvez disposer de la carte physique visa.

Jusque là, l’application faisait payer des frais de rejet de 200 FCFA par défaut de paiement pour insuffisance de provision. Ils ont été supprimé depuis le mois d’octobre 2024.

 

Le girl power m’a amené à m’intéresser à ce que font les femmes entrepreneures

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Le girl power m’a amené à m’intéresser à ce que font les femmes entrepreneures.
Parmi elles, il y a celles qui ont un business modèle viable d’autres, on est obligé de les mettre en relation avec des sachants pour que le business leur rapporte de l’argent. Les business qui nourrissent leurs propriétaires ne sont pas trop nombreux . Ceci est du au fait que la passion, la structuration et la formalisation, donnent un cocktail pas souvent agréable.
Les femmes elles mêmes s’enferment dans du petit alors qu’elles font des choses grandioses. Elles aiment souvent précéder de leurs réponses de l’expression « un petit » quand tu leur demandes ce qu’elles font comme activité comme « je fais un petit business de cosmétique » Les femmes entrepreneures qui réussissent plus sont celles aussi qui ont eu des études poussées, ca aussi il faut l’avouer (nuancer cette affirmation, mais c’est une réalité).
Nous allons faire une série d’articles sur des modèles de référence, qui n’ont pas peur de s’attaquer à des secteurs jadis occupés par les hommes. Ces modèles comme Kalista Sy même étant performante vous avez toujours besoin d’accompagnement.
Mariame Seck même étant très expérimentée dans l’immobilier vous avez toujours besoin du sang neuf et d’être boostée pour votre série A.
Nous aurons un dernier article avec Maimouna Dembele Back-again spécialiste de la communication, du sport et de l’industrie créative, mais pour parler du pivot et du brand stretching, il y a toujours des gens comme Olabissi Adjovi, Abd’Allah Thiam qui devront intervenir …

Le nombre de femmes leaders dans l’industrie des technologies augmente rapidement

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Les femmes leaders dans l’industrie des technologies en Afrique sont encore rares, mais leur nombre augmente rapidement. De plus en plus de femmes se lancent dans l’entrepreneuriat technologique et dirigent des entreprises de fintech en Afrique. Parmi elles, on peut citer Coura Tine Sène de Wave Mobile Money et Youma Fall de PayDunya, deux femmes leaders dans l’industrie des fintech en Afrique.
Coura Carine Sene est la directrice générale de Wave Afrique, cette fintech qui fournit des services de paiement mobiles et de transfert d’argent à des millions de personnes en Afrique.
Youma Fall est Cofondatrice et la Directrice exécutive de PayDunya, une entreprise de fintech basée au Sénégal et présente dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest, qui fournit des services de paiement en ligne pour les entreprises et les particuliers. Je l’ai connue en 2015 alors qu’elle venait tout juste finir ses études.
Depuis sa création, PayDunya a connu une croissance rapide et est devenue l’une des principales entreprises de fintech en Afrique de l’Ouest. Youma Fall a également été reconnue pour son leadership dans l’industrie des technologies en Afrique.
(au Sénégal on en a cas même de très vaillantes, ce matin j’étais au Summit AfricArena au musée des civilisations des noires de Dakar avec Seynabou Thiam qui a brillamment gérer les séances de pitchs. Hier au Radisson avec Mame Mame Aby SEYE de La Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide (DER/FJ) et nous avons discuté d’écosystème, du label Sénégal, de développement du Sénégal bref, les femmes comme Coura et Youma dans la tech avec des postes de responsabilités sont minimes c’est vrai, mais elles sont là. #AllonsRek
(Les filles vous êtes en bleu, l’espoir est permis)
Saviez – vous que dans ce métier, en tant que Directeur on est souvent la personne qui répond en cas de soucis devant les enquêteurs de la DIC ( pour ce cas si on a un service juridique, c’est lui qui prend en charge), devant la BCEAO. Un métier passionnant mais avec aussi son lot de tracasserie dés fois sans compter les multiples faussaires qui œuvrent pour attaquer le système.