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Jumia : Croissance, défis et évolution

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Un employé de chez Jumia

Fondée en 2012 par Jérémy Hodara et Sacha Poignonnec, Jumia, souvent surnommée l’« Amazon africain », a rapidement étendu sa présence à travers le continent, devenant en 2016 le premier « unicorn » africain. Aujourd’hui, l’entreprise opère dans neuf pays et enregistre plus de 70 millions de visites mensuelles sur sa plateforme.

Un modèle économique confronté aux réalités africaines

L’adaptation du modèle de marketplace aux spécificités africaines présente des défis uniques. Les infrastructures logistiques limitées et l’accès restreint à Internet compliquent la distribution des produits. Pour surmonter ces obstacles, Jumia a mis en place des solutions innovantes telles que le paiement à la livraison et le développement d’un réseau de points de collecte. Cependant, ces initiatives entraînent des coûts opérationnels élevés, impactant la rentabilité de l’entreprise.

Résultats financiers et évolution du cours de l’action

En 2024, Jumia a entrepris des mesures pour optimiser ses opérations, notamment en se retirant de marchés moins rentables comme l’Afrique du Sud et la Tunisie, entraînant la suppression d’environ 110 emplois. Cette stratégie vise à concentrer les efforts sur des régions à plus fort potentiel de croissance.

Malgré ces ajustements, les résultats financiers restent contrastés. Pour les deux mois se terminant le 30 novembre 2024, Jumia a enregistré 4,3 millions de commandes, soit une augmentation de 18 % par rapport à la même période en 2023. Cependant, la valeur brute des marchandises (GMV) en monnaie constante n’a augmenté que de 2 %, affectée par des dévaluations monétaires significatives au Nigeria et en Égypte.

Depuis son introduction en bourse en avril 2019 au New York Stock Exchange (NYSE) avec une action initialement cotée à 14,50 dollars, Jumia a connu une volatilité notable de son cours boursier. Après un pic à près de 50 dollars en mai 2019, la valeur de l’action a chuté sous les 5 dollars à la fin de la même année. En février 2025, le cours de l’action Jumia se situe autour de 2,76 dollars, reflétant les défis persistants auxquels l’entreprise est confrontée.

Stratégies de croissance face à une concurrence accrue

La concurrence s’intensifie avec l’entrée d’acteurs internationaux tels que Temu, une entreprise chinoise qui a pénétré le marché nigérian en décembre 2024. Malgré cette nouvelle concurrence, le PDG de Jumia, Francis Dufay, reste optimiste. Dans une interview accordée à Reuters en février 2025, il affirme que le marché africain est suffisamment vaste pour accueillir plusieurs acteurs. Il prévoit une croissance des commandes de 25 % en 2025 tout en poursuivant les efforts de réduction des coûts pour atteindre la rentabilité.

Pour améliorer son efficacité opérationnelle, Jumia a inauguré en juin 2024 de nouveaux entrepôts intégrés à Lagos, au Nigeria, et à Casablanca, au Maroc. Ces infrastructures visent à optimiser la chaîne logistique et à réduire les délais de livraison. Parallèlement, l’entreprise a recentré ses activités en suspendant la livraison de repas sur sept marchés en décembre 2023, afin de se concentrer sur la distribution de biens physiques, conformément à sa stratégie d’optimisation des ressources pour atteindre la rentabilité.

Perspectives d’avenir

Jumia se trouve à un tournant décisif. Les initiatives récentes montrent une volonté de s’adapter aux réalités du marché africain et de renforcer sa position face à une concurrence accrue. La réussite de ces stratégies déterminera si Jumia peut surmonter les défis actuels et s’imposer durablement comme le leader du e-commerce en Afrique.

Dans une interview exclusive avec Bloomberg en mai 2024, Francis Dufay a souligné l’importance de l’expansion dans les villes secondaires africaines comme véritable levier de croissance pour Jumia. Il a également mentionné la finalisation d’une levée de fonds de 100 millions de dollars pour soutenir cette expansion et la transformation logistique de l’entreprise.

En conclusion, bien que Jumia fasse face à des défis significatifs, son engagement envers l’innovation, l’adaptation aux réalités locales et l’expansion stratégique pourrait bien positionner l’entreprise pour une croissance durable dans le paysage concurrentiel du e-commerce africain.

Daba Finance : l’investissement à portée de clic

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Dans le confort de sa chambre, couché dans son lit, télévision allumée, Seydina Oumar Ba, défile sur daba finance à la découverte d’une opportunité ou investir son épargne. il hésite cependant entre des actions de la Sonatel qui affiche de bonne performance ou investir dans une startup en cours de création. Il avait identifié WiAssur, entre entreprise ivoirienne, spécialisée dans le courtage d’assurance. Toute la documentation concernant l’entreprise est disponible dans l’application. Toutes ces lectures maintenait Seydina dans son lit. Une fois qu’il avait déniché la bonne opportunité, il lui suffisait juste de cliquer sur le bouton investir et c’était fait.

Au commencement, Afrika Startup Lab

Boom III Jr et Anthony Miclet fondateur de Daba FInance

Daba Finance est un aboutissement. Au début Boom III Jr, originaire du Cameroun, et Anthony Miclet, alors ingénieur chez Nasdaq, s’étaient réunis pour fonder Afrika Startup Lab Une startup qui avait pour objectifs de renforcer les entrepreneurs africains et les aider à relever les défis et à combler le fossé en matière d’information, de ressources et de financement. Alors qu’il était employé à Nasdaq, Boom III Jr avait lancé Mbo’Wamune entreprise florissante spécialisé dans l’hébergement pour voyage d’affaires. L’entreprise marchait bien à ses début. Elle avait généré près d’un million de dollars, accueilli plus de 7.000 clients sur 20 propriétés. Mais la crise de la COVID avait rendu les chose plus difficile alors qu’elle se préparait à lever des fonds. Cette crise de la COVID, comme il dit, lui permis de renforcer ses capacités mentales alors qu’il avait réussi à stabiliser l’entreprise par la suite. Il se décide à prendre contact avec la communité des entrepreneurs africain afin de leur proposer ses conseils sur la manière de gérer les opportunités ou les difficultés engendrées par la crise de la COVID-19. Cet exercice qui a duré près de 3 mois lui a permis d’être à nouveau en contact avec Anthony Miclet qui aussi mentorait des chef de projets au Nigeria. Ainsi nassait Afrika Startup Lab, une plateforme dans laquelle 10 personnes offraient des sessions de mentorat de 30 minutes par semaines avec pour objectifs d’aider 300 entrepreneurs à la fin de l’année.

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Après avoir fait tourner Afrika Startup Lab pendant plus de 2 ans, Boom III Jr et Anthony Miclet, ont pas mal de défis dont l’accès difficile au financement constituait le plus important. Dans un entretien accordait à TechCabal, Boom III Jr disait « qu’à Afrika Startup Lab, nous avons réalisés que beaucoup de Startup, malgré leur viabilité, éprouvaient des difficultés à accéder à des capitaux suffisants pour démarrer leurs activités ». Cette absence de financement ne découle d’un manque d’intérêt pour le continent africain, pas même d’une absence de financement, mais vient de l’incapacité des startups africaines à séduire les investisseurs.

Ils virent que c’était bien, ensuite ils créèrent Daba Finance

app daba finance
Application mobile daba finance

La plateforme Daba Finance est née pour combler ce gap de financement. Elle devait permettre de réunir les investisseurs et les individus disposant d’une bonne capacité d’épargne à investir dans des startup Africaines. Sur leur site on peut lire ce qui suit: « La vision de daba est de développer une solution unifiée permettant aux investisseurs de tous niveaux de trouver et d’investir dans les meilleures opportunités que les marchés africains ont à offrir dans plusieurs classes d’actifs et pays ».

La particularité, offrir aux investisseurs un large éventail d’actifs sur le marché public comme la bourse ou sur le marché privé ce qui leur permet de diversifier leur portefeuille d’investissement.

Depuis sa création plusieurs entreprise on pu lever des fonds grâce à la plateforme Daba Finance. Notamment Wiassur qui a pu récolté 300.000 dollars auprès de First Circle Capital, Microtraction et Proximity Ventures.

En Août 2024, Daba Finance a annoncé son partenariat avec Fundr, une plateforme d’investissement américaine afin d’élargir l’offre d’investissement et tirer profit du réseau d’investisseurs de la plateforme américaine.

L’entreprise a remporté le prix Ecobank Fintech Challenge de 50.000 dollars USD.

Fatoumata Ba et Janngo Capital : Transformer l’Afrique par l’innovation

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L‘Afrique connaît une révolution technologique, et au cœur de ce mouvement se trouve Fatoumata Bâ, une entrepreneure sénégalaise visionnaire. Elle est non seulement l’architecte de l’expansion de Jumia, le géant de l’e-commerce en Afrique, mais aussi la fondatrice de Janngo Capital, un fonds de capital-risque dédié à soutenir les start-ups technologiques africaines. Grâce à ses initiatives audacieuses, Fatoumata Bâ change la donne pour les jeunes entrepreneurs et les femmes, en ouvrant la voie à une nouvelle ère d’innovation et de développement économique en Afrique.

Les Premiers Pas d’une Visionnaire

Née en 1986 à Dakar, au Sénégal, Fatoumata Bâ a montré un intérêt précoce pour la technologie. Son père, un ingénieur en informatique, lui a permis d’avoir accès à un ordinateur dès son plus jeune âge. À seulement 9 ans, elle a piraté l’ordinateur familial, démontrant une curiosité et une aptitude naturelles pour la technologie. À 11 ans, elle avait déjà créé son premier compte e-mail, et à 16 ans, elle concevait son premier site web.

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Son parcours académique est tout aussi impressionnant. Fatoumata Bâ a étudié à la Toulouse Business School, où elle a obtenu un baccalauréat en gestion. Elle a ensuite poursuivi ses études à l’ESC Toulouse, où elle a obtenu une maîtrise en gestion, stratégie, marketing et finance. Soucieuse de se perfectionner et d’élargir ses compétences, elle a également suivi des cours de leadership mondial et de politique publique à la Harvard Kennedy School. Son parcours académique diversifié et rigoureux lui a fourni les outils nécessaires pour naviguer dans le monde complexe des affaires et de la technologie.

L’Expansion de Jumia : Une Première Épopée

Avant de fonder Janngo Capital, Fatoumata Bâ a joué un rôle central dans l’expansion de Jumia, souvent surnommée « l’Amazon de l’Afrique ». En tant que fondatrice et Directrice Générale de Jumia Côte d’Ivoire et Directrice Marketing pour l’Afrique, elle a été un pivot dans le succès de l’entreprise. Sous sa direction, Jumia a connu une croissance rapide, ouvrant de nouveaux marchés et touchant des millions de clients à travers le continent. Cette expérience lui a permis de comprendre les défis et les opportunités uniques du marché africain, tout en renforçant sa conviction que la technologie peut transformer les économies locales.

La naissance de Janngo Capital : Un Pont vers l’Avenir

C’est cette conviction qui a poussé Fatoumata Bâ à créer Janngo Capital en 2018. Elle a vu de première main le manque de financement pour les start-ups africaines, en particulier celles dirigées par des femmes. Janngo Capital a été conçu pour combler cette lacune en fournissant des capitaux et un soutien stratégique aux entrepreneurs prometteurs.

Janngo Capital se distingue par son engagement en faveur de l’égalité des genres. Fatoumata Bâ a clairement indiqué que son objectif était de créer un impact social positif en soutenant les femmes et les jeunes entrepreneurs. En 2020, Janngo Capital Partners a lancé son premier fonds de capital-risque, avec un accent particulier sur les start-ups dirigées par des femmes et des jeunes. Ce fonds a rapidement attiré l’attention des investisseurs institutionnels, dont la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD).

Récentes Levées de Fonds : Un Soutien Croissant

Janngo Capital Partners vient de clôturer son deuxième fonds de capital-risque à hauteur de 78 millions de dollars, dépassant ainsi son objectif initial de 63 millions. Cette réussite est d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée dans un contexte difficile pour le capital-risque en Afrique. Parmi les nouveaux investisseurs figurent la Mastercard Foundation Africa Growth Fund, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque africaine de développement (BAD), et la Société financière internationale (IFC).

Ces fonds seront utilisés pour soutenir des start-ups technologiques en Afrique, avec une attention particulière pour les femmes et les jeunes entrepreneurs. Pour Fatoumata Bâ, cette levée de fonds n’est pas seulement une réussite financière, mais aussi une validation de sa vision et de son engagement en faveur du développement économique et de l’égalité des genres en Afrique.

Impact et Vision : Une Afrique Innovante et Inclusive

Depuis sa création, Janngo Capital a investi dans plus de 20 start-ups à travers l’Afrique. Parmi ces investissements, on trouve des entreprises innovantes dans des domaines tels que la technologie financière, la santé, l’éducation et l’agriculture. Fatoumata Ba est déterminée à utiliser la technologie pour promouvoir un développement économique plus équitable en Afrique. Son engagement à soutenir les petites entreprises et à promouvoir l’égalité des genres est une source d’inspiration pour les jeunes entrepreneurs africains.

Fatoumata Bâ croit fermement que la technologie et l’innovation sont des moteurs puissants pour le développement économique et social du continent africain. Elle voit en Janngo Capital un moyen de transformer l’Afrique, en offrant aux entrepreneurs les ressources et le soutien dont ils ont besoin pour réussir.

L’Avenir de Janngo Capital : de nouvelles frontières à explorer

Fatoumata Bâ ne compte pas s’arrêter là. Elle envisage de continuer à étendre l’influence de Janngo Capital, en explorant de nouvelles opportunités et en investissant dans des secteurs émergents. Son objectif est de créer un écosystème d’innovation en Afrique, où les entrepreneurs peuvent prospérer et où les femmes et les jeunes ont un accès égal aux opportunités.

Pour Fatoumata Bâ, le voyage de l’innovation ne fait que commencer. Elle continue de repousser les limites, inspirant une nouvelle génération d’entrepreneurs africains à rêver grand et à travailler dur pour réaliser leurs ambitions. Avec Janngo Capital, elle prouve que l’Afrique est prête pour une révolution technologique, et que cette révolution sera inclusive et durable.

Fatoumata Bâ est une preuve vivante que la détermination, l’innovation et un engagement envers l’égalité peuvent transformer des vies et des économies. Son travail avec Janngo Capital continue de jeter des bases solides pour l’avenir de l’Afrique, un avenir où la technologie et l’égalité des genres jouent des rôles centraux.

Cette histoire de succès est une inspiration pour tous ceux qui croient en un avenir meilleur pour l’Afrique, et une démonstration claire que des leaders visionnaires comme Fatoumata Ba sont prêts à mener ce changement. En plaçant les femmes et les jeunes au cœur de son agenda, elle montre la voie à suivre pour un développement véritablement inclusif et équitable.

L’impact de l’intelligence artificielle dans le secteur des médias – article entièrement rédigé et illustré par l’intelligence artificielle

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L’intelligence artificielle (IA) transforme le secteur des médias à une vitesse impressionnante. Qu’il s’agisse de la production de contenu, de la gestion des tâches ou de la distribution de l’information, l’IA révolutionne chaque aspect de l’industrie. Cependant, cette évolution technologique a des conséquences considérables pour les pigistes, les photographes et les créatifs.

L’IA et la production de contenu

Avec des outils comme les générateurs de texte, l’IA permet de produire des articles et des rapports en un temps record. Ces programmes analysent des données volumineuses, identifient les tendances, et produisent du contenu de haute qualité en quelques minutes. Selon une étude de l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme, les technologies d’IA prennent en charge 8 à 12% des tâches quotidiennes des journalistes, permettant ainsi de gagner du temps et d’améliorer la qualité des contenus. Cela réduit le besoin de rédacteurs humains, rendant le marché plus compétitif pour les pigistes. Les créateurs de contenu indépendants doivent désormais s’adapter en intégrant l’IA dans leur processus ou en développant des compétences supplémentaires pour rester pertinents.

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Photographie et IA

En photographie, l’IA a apporté des innovations considérables. Les outils de retouche photo assistés par IA, tels qu’Adobe Photoshop et Lightroom, permettent de corriger et d’améliorer les images plus rapidement et plus efficacement que jamais. Les algorithmes de reconnaissance d’image peuvent trier, catégoriser et même sélectionner les meilleures photos à partir d’un grand nombre. Les outils d’IA de retouche photo ont réduit le temps de traitement des images de 30% à 50%, rendant les photographes plus efficaces mais aussi plus compétitifs face aux technologies automatisées. Pour les photographes, cela signifie une automatisation accrue des tâches répétitives, mais aussi une concurrence plus rude avec les technologies d’IA capables de générer des images de haute qualité.

L’impact sur les créatifs

Les créatifs, qu’ils soient graphistes, designers ou illustrateurs, voient leur secteur transformé par l’IA. Des outils comme DALL-E et MidJourney permettent de créer des œuvres d’art originales en utilisant des descriptions textuelles, réduisant ainsi le besoin de créativité humaine dans certaines tâches. Cela pousse les créatifs à repenser leur rôle, en se concentrant davantage sur les aspects conceptuels et stratégiques de leur travail. Les compétences en gestion de projets, en marketing et en compréhension des technologies deviennent essentielles pour se démarquer dans ce nouveau paysage. Les outils d’IA comme DALL-E et MidJourney ont permis de réduire le temps de création d’illustrations et de graphismes de 20% à 40%, ce qui pousse les créatifs à se concentrer davantage sur les aspects conceptuels et stratégiques de leur travail.

Conséquences économiques et sociales

L’automatisation croissante due à l’IA peut mener à une diminution des opportunités de travail pour les pigistes et les créatifs. Les entreprises, cherchant à réduire leurs coûts, sont de plus en plus enclines à utiliser des solutions d’IA plutôt que de faire appel à des freelances. Une enquête récente montre que 35% des entreprises de médias envisagent d’utiliser davantage d’IA pour réduire les coûts, ce qui pourrait entraîner une diminution des opportunités de travail pour les pigistes et les créatifs. Cela peut créer une pression économique supplémentaire sur ces professionnels, les poussant à diversifier leurs compétences ou à se réinventer.

Cependant, l’IA offre aussi des opportunités inédites. Elle permet aux créatifs de collaborer à distance plus facilement, de gérer leurs projets plus efficacement et de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. L’IA peut aussi ouvrir de nouveaux marchés et niches, notamment dans la personnalisation de masse et la création de contenu dynamique.

L’impact de l’intelligence artificielle sur le secteur des médias est indéniable. Pour les pigistes, les photographes et les créatifs, cela signifie une adaptation constante et une nécessité de développer de nouvelles compétences pour rester compétitifs. Cependant, l’IA ne remplace pas complètement la créativité humaine; elle la transforme et la réoriente vers de nouvelles directions passionnantes. Les professionnels qui sauront tirer parti de ces nouvelles technologies tout en continuant à innover et à s’adapter seront ceux qui prospéreront dans ce nouvel environnement.

Comprendre les mécanismes de financement du Fonds Monétaire international (FMI)

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Le FMI, cette institution très controversée, avec ses politiques d’austérités, a vu le jour peu après la seconde guerre mondiale afin de garantir la stabilité du système monétaire internationale et éviter qu’une crise similaire à celle des années 30 ne se reproduise.

L’une des missions du FMI afin de réaliser son objectif consiste à accorder des prêts aux Etats pour leur permettre de financer leur balance des paiements, à stabiliser leur économie. Et ces prêts sont de deux types

  • Les prêts non-concessionnels au titre du compte des ressources générales (GRC);
  • Les prêts concessionnels au titre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance (Fonds fiduciaire RPC).

Les prêts non concessionnels sont des mécanismes de financement assortie aux taux d’intérêt du marché et les prêts concessionnels sont des financements apportés par le FMI à des taux en deçà des taux du marché (actuellement de 0%) et destiné au pays à faibles revenus au titre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (Fonds Fiduciaire RCP). Les pays éligibles au fonds fiduciaire RCP doivent mettre en œuvre des stratégies de réduction de la pauvreté et satisfaire à certaines exigences du FMI en matière de stratégie de réduction de la pauvreté.

Les prêts non-concessionnels Les prêts concessionnels
Les accords de confirmations (AC) Facilités élargies de crédit (FEC)
Mécanisme élargi de crédit (MEDC) La Facilité de crédit de confirmation (FCC)
Lignes de crédits modulables (LCM) Facilité de crédit rapide (FCR)
Lignes de précaution et de liquidité (LPL)
Lignes de liquidité à court termes (LLCT)
Instruments de financement rapides (IFR)

Les prêts non-concessionnels

L’accord de confirmation

Les AC, adoptés en 1952, sont des aides de court à moyen terme aux pays présentant des difficultés temporaires de balance des paiements. Les décaissements sont soumis à des conditions permettant de s’assurer que les difficultés de balance des paiements seront réglées dans des délais raisonnables. Il est principalement utilisé par les pays avancés, les pays émergents et les pays à faibles revenus (parallèlement à la facilité de crédit de confirmation).

Le mécanisme élargi de crédit (MEDC)

Adopté en 1974, le MEDC vise à aider les Etats qui ont des difficultés de balance des paiements de longue durée. Leur décaissement est assorti de l’adoption, par le Pays demandeur, d’un programme de quatre ans maximum qui prévoie des réformes structurelles et comprenant un énoncé annuel détaillé des mesures à appliquer sous 12 mois

La ligne de crédit modulable (LCM)

Adoptée en 2009, la LCM est un instrument de financement destiné aux Etats qui dispose de fondamentaux macroéconomiques et de cadre de politique économique ex ante très solide et de bons antécédents. La LCM est utilisée pour répondre à tous les types de besoins de la balance des paiements, effectifs ou potentiel et à renforcer la confiance des marchés lorsque les risques sont élevés. En cas d’accord, le montant approuvé est accessible à tout moment de la période de l’accord.

Les lignes de précautions et de liquidité (LPL)

La LPL est un instrument destiné au Pays avec de solides fondamentaux ayant de bons antécédents de mise en œuvre de politiques saines. Les Pays éligibles au LPL peuvent présenter des manquements qui les empêche d’être éligible au LCM. Elle combine des critères d’admissions quasiment similaires à ceux de la LCM et des conditions qui visent à réduire les facteurs de vulnérabilités subsistants.

Lignes de liquidité à court terme (LLCT)

La LLCT apporte une garantie de liquidité en cas de chocs exogènes potentiels occasionnant des besoins modérés de financement de la balance des paiements. Elle présente les mêmes conditions d’admissibilité que la LCM afin de permettre une transition de la LCM vers la LLCT. Et n’est pas soumis à des conditionnalités de compte tenu de la qualité des cadres de politiques économiques.

L’instrument de financement rapide (IFR)

L’IFR est destiné à fournir une aide rapide à tous les pays membres qui ont un besoin urgent de balance des paiements. Son décaissement est exempt de conditionnalité mais peut exiger parfois des mesures préalables. Le financement se fait à travers 3 guichets que sont le guichet ordinaire, le guichet catastrophes naturelles de grande ampleur et le guichet chocs alimentaires.

Les prêts concessionnels

La facilité élargie de crédit (FEC)

Elle est l’outils principal utilisé par le FMI pour apporter son soutien aux pays à faible revenus et qui font face à des problèmes structurels de la balance des paiements. Le FEC est assortie d’un taux d’intérêt nul, d’un délai de remboursement sur cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans. Il participe au mécanisme du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC).

La facilité de crédit de confirmation (FCC)

Elle offre une aide aux pays à faibles revenus ayant des besoins de financement de la balance des paiements potentiels ou à court terme.

La facilité de crédit rapide (FCR)

Offre une aide financière rapide assortie d’une conditionnalité limitée aux pays à faible revenu qui font face à un besoin urgent de balance des paiements. Le financement se fait au moyen de quatre guichets que sont : le guichet ordinaire, le guichet choc exogènes, le guichet catastrophes naturelles et le guichet choc alimentaire

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Tableau synthétique
Situation Mécanisme Financement Durée Conditionnalités
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel Accord de confirmation CRG Jusqu’à 3 ans mais 12 à 18 mois en général A postériori et en amont (mesure préalables) si nécessaires
FCC Fonds fiduciaire RPC 1 à 3 ans
Besoin de financement prolongé de la balance des paiements / aides à moyen terme MEDC CRG Jusqu’à 4 ans A postériori en mettant l’accent sur les réformes structurelles, et en amont (mesures préalables) si nécessaire
FEC Fonds fiduciaire RPC 3 à 4 an, prolongement possible à 5 ans
Besoin urgent de financement de la balance des paiements / aide financière d’urgence IFR CRG Achat direct Pas de revues / conditionnalité à postériori, mais conditionnalité en amont possible (mesures préalables)
FCR Fonds fiduciaire RPC Décaissement direct
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel (paramètres fondamentaux et politiques économiques très robustes) LCM CRG 1 ou 2 ans En amont (critères d’admissibilité) et revues annuelles pour les accords de 2 ans
Besoins de financement de la balance des paiements potentiels, modérés et de court terme, imputables à des pressions sur le compte de capital (paramètres fondamentaux et politiques économiques très robustes) LLCT CRG Approuvé pour une période de 12 mois. Nouveaux accords au titre de la LLCT possibles En amont (critères d’admissibilité)
Besoin de financement de la balance des paiements actuel, futur ou potentiel (paramètres fondamentaux et politiques économiques robustes) LPL CRG 6 mois (guichet de liquidité), ou 1 ou 2 ans En amont (critères d’admissibilité) et a posteriori

L’entreprise Tiak Tiak, pionnier des livreurs express, se tourne intégralement vers l’électrique

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En voulant faire livrer des fleurs à sa bien-aimée restée au Sénégal, Cheikh Ahmed Tidiane Samb, à l’époque établie en France, crée la première entreprise de livraison Express au Sénégal, Tiak-Tiak.

Le mot-valise est lancé, Tiak-Tiak, signifiant rapide, est utilisée partout au Sénégal pour évoquer la livraison rapide de colis ou le transport de personne à bord des motos.

Cheikh Ahmed Tidiane Samb, fondateur de Tiak-Tiak

Le fondateur de l’entreprise, qui comprend une centaine de motos, Cheikh Ahmed Tidiane Samb, annonce le 05 octobre 2024 sur LinkedIn, « nous avons entamé notre processus de passage à l’électrique » une nouvelle étape franchie par l’entreprise dans son engagement pour un transport durable et respectueux de l’environnement et une contribution à un avenir plus écologique pour le Sénégal qui a amorcé la tendance avec son projet de BRT composé de bus 100% électrique et le TER (qui a une énergie hybride).

Ce changement, selon Cheikh Samb, qui vise à réduire son empreinte carbone tout en continuant à fournir des services au dernier kilomètre fiables et rapides.

La Gambie et la Cote d’Ivoire, où Tiak-Tiak est déjà implanté, seront les prochains pays où l’entreprise fera évoluer sa flotte vers le tout électrique après le Sénégal

L’entreprise envisage de tourner définitivement vers l’électrique avec à la clé la création de 30.000 emplois directs et indirects grâce à l’usine de montage de motos électrique qu’elle compte implanter à Kaolack et dont la pose de la première pierre se fera incessamment.

Ainsi, la première entreprise de livraison express du Sénégal compte jouer son rôle d’acteur en tant que privé dans la stratégie Sénégal 2050 du Président Bassirou Diomaye Faye.

Déjà en 2021, Cheikh Samb annonçait que l’entreprise, avait déjà créé 500 emplois et disposait de 6.000 points Tiak-Tiak un peu partout au Sénégal.

L’entreprise est portée par l’altruisme de son fondateur qui comprend dès le départ que beaucoup de ses employés risquait à terme de quitter l’entreprise et d’effectuer des courses pour leur propre compte. Ce phénomène a eu un impact sur ses parts de marchés et son chiffre d’affaires. Il s’en réjouit tout de même affirmant qu’il a contribué à sa manière à réduire l’impact de l’émigration et à éviter la mort de millions de jeunes sénégalais.

Ibrahima Kalil Kaba : « Mon ambition est de positionner la Guinée comme un leader régional dans le domaine de la fintech »

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Réverbère : Bonjour Kaba, merci de nous accorder cette interview. Vous êtes le Commissaire Général de la Guinea Fintech Week, mais aussi Président Directeur Général de Trustee SAS. Pourriez-vous nous en dire plus sur cet événement et sur ses objectifs principaux ?

Bonjour et merci de m’accueillir. La Guinea Fintech Week est un événement majeur qui vise à connecter l’écosystème de la fintech en Guinée et au-delà. Notre objectif principal est de promouvoir l’innovation dans le secteur, en créant des opportunités pour les startups guinéennes. Cette année, nous attendons plus de 500 participants, avec une trentaine de panelistes venant de toute l’Afrique et d’ailleurs. En tant que plateforme d’opportunités et de collaboration, GFW permet de faire avancer des discussions stratégiques autour de la finance digitale, de l’inclusion financière tout en facilitant la création de partenariats.

Réverbère : Pourquoi avoir choisi de mettre autant l’accent sur les startups guinéennes cette année ?

Le secteur des startups est essentiel pour la croissance économique du pays. Les jeunes entreprises guinéennes, en particulier dans la fintech, sont des moteurs d’innovation. C’est pourquoi nous leur offrons cette année une visibilité accrue. Environ 60 % des startups participantes sont guinéennes, et nous souhaitons qu’elles puissent lever des fonds à hauteur de 2 à 3 millions USD grâce aux rencontres et aux échanges pendant l’événement. Ce focus sur les startups permet aussi de montrer que la Guinée est prête à accueillir des investisseurs et à accompagner la croissance de ses jeunes pousses.

Réverbère : VISA est sponsor diamant cette année. Qu’est-ce que cela représente pour l’événement et pour l’écosystème guinéen ?

La participation de VISA en tant que sponsor diamant est un signal très fort. Non seulement ils nous apportent un soutien financier important, mais ils viennent aussi avec leur expertise internationale pour rencontrer et discuter avec les acteurs de notre écosystème startup. Ce partenariat avec VISA permettra de faciliter l’accès aux technologies de paiement pour des milliers de Guinéens. Nous estimons que cela pourrait accroître l’accès aux services financiers pour plus de 600 000 personnes à travers les produits et services fintech qui seront développés en Guinée dans les années à venir. C’est un levier pour accélérer l’inclusion financière.

Réverbère : Quels sont les grands moments que vous attendez particulièrement lors de cette édition ?

Nous avons plusieurs temps forts cette année. Par exemple, notre panel sur le développement de la banque digitale en Afrique francophone, avec des experts qui discuteront de la meilleure stratégie à adopter pour les banques digitales dans la région. Nous avons également le panel sur l’économie numérique, où seront abordés des thèmes comme la blockchain, le gaming et la fintech. Cette année, nous avons 9 panels et sessions prévues. De plus, le lancement du podcast The Founders Point, où des fondateurs d’entreprises partageront leur expérience, permettra de donner une voix aux entrepreneurs guinéens et d’inspirer la prochaine génération.

Réverbère : Vous avez mentionné l’importance de l’inclusion financière à travers la fintech. Quelles solutions voyez-vous émerger en Guinée pour relever ce défi ?

L’inclusion financière est un pilier essentiel pour nous. Actuellement, près de 60% de la population guinéenne est encore non bancarisée. Les solutions fintech offrent une réponse à ce problème en facilitant l’accès aux services financiers via des applications mobiles et des portefeuilles électroniques. Nous voyons déjà des résultats concrets avec l’adoption de solutions de paiement mobile, qui a augmenté de 15 % l’année dernière. À travers ces solutions, notre objectif est de permettre à chaque Guinéen d’avoir accès à un compte bancaire ou à un service financier d’ici à 2025.

Réverbère : En tant que Président Directeur Général de Trustee SAS, comment voyez-vous l’évolution de l’écosystème fintech guinéen à long terme ?

Mon ambition en tant que PDG de Trustee SAS est de positionner la Guinée comme un leader régional dans le domaine de la fintech. En renforçant notre écosystème, nous pouvons attirer des investissements et développer des solutions locales qui ont un impact réel. D’ici à 2030, je vois la Guinée comme un hub fintech en Afrique de l’Ouest, capable d’attirer des investissements de plus de 500 millions USD et de générer des milliers d’emplois. Avec la Guinea Fintech Week, nous posons les bases de cette vision à long terme

Réverbère : Vous vous apprêter dans les prochains jours (23-24 octobre 2024) à organiser la deuxième édition de la Guinea Fintech Week. Quel a été l’impact la première édition sur l’écosystème fintech en Guinée ?

Un impact déterminant est la visibilité accrue que GFW apporte à l’écosystème financier guinéen. Avant la Guinea Fintech Week, de nombreuses innovations locales n’étaient pas bien connues, même au niveau régional. Aujourd’hui, plusieurs startups sont sous les projecteurs, ce qui attire de nouveaux investisseurs, accélérateurs, et programmes de soutien. Nous avons aussi vu une augmentation de l’intérêt pour la fintech au niveau universitaire, avec plus d’étudiants et de jeunes entrepreneurs qui s’intéressent à ce secteur. Finalement, l’événement contribue à créer une dynamique nationale autour de la digitalisation de l’économie et de l’inclusion financière, ce qui, à terme, bénéficiera à toute la population.

D’où vient la limite des 3% du déficit budgétaire

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Guy Abeille inventeur de la limite de 3% de déficit public

Afin de garantir la viabilité de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA), les états membres se sont accordée à respecter des règles de gestion publiques autours de 5 critères plus connu sous le nom de pacte de convergence, de stabilité et de solidarité entre les états membres de l’UEMOA. Parmi ces critères, il en figure un et considéré comme le critère clé qui fixe la limite du déficit budgétaire à 3% du PIB.

Ce ratio est très surveillé par les gouvernements, est à l’origine de différentes hausses d’impôts et d’élargissements d’assiette fiscales dans le monde.

Ce ratio très important n’a pourtant aucun fondement économie. Sa conception serait, de l’avis de son inventeur M. Guy Abeille, le produit de son imagination. Il raconte qu’un soir, en 1981, le directeur du budget, M. Pierre Bilger, les a convoqués lui et Rolland de Villepin suite à la demande du Président Mitterand de lui fournir « une règle facile, qui sonne économiste » qu’il puisse opposer à ses ministres qui demandait des rallonges budgétaires.

Il a alors pensé au Produit Intérieur Brut puisqu’il est la référence principale en économie et choisit la norme de 3% du PIB chiffre trois qui évoqué pour lui la trinité. L’idée était trouvée en moins d’une heure de temps au coin d’une table sans réflexion théorique.

Cette règle vulgarisée par Mitterrand a été repris dans le traité de Maastricht qui institua l’Union Européenne pour servir de critère de convergence est le prétexte des gouvernements pour limiter les dépenses publiques et réduire par la même occasion la dette.

Ainsi en adoptant le ratio de déficit de 3% au traité , l’UEMOA imposent à ses membres le respect de ratio sans fondement économique mais avec un énorme impact sur la population.

Si les économies tentent de maitriser tant bien que mal le taux d’inflation à la limite des 3% malgré que cette inflation soit le plus souvent importé du fait de la structure de nos économies, les gouvernants doivent s’atteler à mettre sur pieds des réformes et des politiques afin de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB et un endettement global à 70% du PIB nominal avec toutes les conséquences.

Moody’s dégrade la note du sénégal à B1

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Sans surprise, Moody’s dégrade les notes d’émetteur à long terme du Sénégal et les notes de créance sénior non garanties en devises du gouvernement du Sénégal à B1. Les notes d’émetteur à court terme sont quant a elles confirmées à Not Prime.

Auparavant noté Ba3 avec une perspective stable, la note sanctionne négativement la dernière sortie du gouvernement sénégalais notamment son premier ministre sénégalais Ousmane Sonko sur la qualité des données du budget du Sénégal. A cet effet, lors du point de presse du gouvernement du Sénégal sur la situation du pays, le montant total de la dette et a été sous-estimé par les gouvernements du régime de Macky Sall. En effet, Selon Moody’s les conclusions préliminaires de l’audit du ministère des Finances indiquent des déficits budgétaires gouvernementaux antérieurs nettement plus élevés et un fardeau de la dette nettement plus élevé que celui publié précédemment, bien que l’ampleur exacte reste incertaine en attendant la validation par la Cour des comptes du Sénégal. Ces conclusions indiquent que :

  • Le déficit budgétaire s’est élevé en moyenne à 10,4 % du PIB sur la période 2019-23, soit près du double des 5,5 % du PIB officiellement déclarés ;
  • Le fardeau de la dette du Sénégal à fin 2023 est estimé à 83,7 % du PIB au niveau du gouvernement central, soit environ 10 points de pourcentage de plus que les 73,6 % du PIB précédemment publiés

Par ailleurs en mettant la note sous surveillance et une perspective négative, Moody’s manifeste son pessimisme quant à la capacité à ramener le ratio d’endettement sur une tendance baissière et qui justifiait la notation Ba3 initiale et les perspectives stables. Ce ratio serait désormais nettement supérieur à la médiane de 52 % pour les États souverains notés Ba et B en 2023.

Avec cette note, le sénégal sort de la catégorie des émetteurs spéculatifs pour aller dans la catégorie de ceux sujet à un risque de crédit très élevé. Cette notation aura certainement un impact non négligeable sur les instruments de dettes des entreprises locales.

Guinea Fintech Week 2024

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Nous sommes ravis d’annoncer la tenue de la deuxième édition de Guinea Fintech Week, prévue du 23 au 24 octobre 2024 à Conakry. Cet événement majeur réunira les acteurs clés de la technologie financière pour explorer les dernières tendances et innovations qui transforment l’économie numérique de la Guinée et de l’Afrique de l’Ouest.

Après le succès de la première édition, Guinea Fintech Week 2024 promet d’être encore plus enrichissante, avec un programme riche et varié comprenant des conférences, des ateliers, des panels de discussion et des sessions de networking. L’événement vise à favoriser la collaboration entre les start-ups, les investisseurs, les institutions financières, les régulateurs et les experts en technologie.

Thème de l’édition 2024 : Innovations Fintech pour une Inclusion Financière Durable

Points forts de l’événement :

Panels de discussion : Des experts de renommée internationale partageront leurs perspectives sur l’avenir de la fintech, avec un focus particulier sur les solutions innovantes pour l’inclusion financière.

Ateliers Pratiques : Des sessions interactives où les participants pourront acquérir des compétences pratiques et échanger des idées novatrices.

Expo Fintech : Une vitrine des dernières technologies et solutions fintech présentées par des entreprises locales et internationales.

Sessions de Networking : Des opportunités uniques pour établir des contacts précieux et explorer des partenariats potentiels.

Intervenants Confirmés :
  • M. Chupeau Arthur – Managing Partner de The Baobab Network;  Kenya, Nairobi
  • M. Sea Alex – Fondateur et Directeur de Africa Fintech Forum ; Abidjan, Côte d’Ivoire
  • M. Matteo Rizzi – CEO FTS Group & Bamboo Capital Partner; Lisbonne, Portugal
  • Dr. Oumar Rafiou Barry – Fondateur et Président de BNB Transfer Corp ; USA
  • Dr Diyé Dia – Co-fondatrice de ARISTARC ; Dakar, Sénégal
  • M. Boum III Jr – CEO et Co-fondateur de Daba Finance ; Atlanta, Georgia – USA
  • Mme SYLLA Mariama Cire – Représentante pays IFC ; Burundi
  • M. Camara Kandas – Directeur Régional Afrique de l’ouest  de Western Union ; Abidjan, Côte d’Ivoire
  • M. ADEMAGBO Edem – CEO et Fondateur de Semoa Group ; Lomé, Togo
  • M. Camara Moussa – Directeur Pays – Pwc Afrique Francophone, Guinée
  • M. Diallo Oumar S.  – Co-fondateur OEX IDEESMART; Co-fondateur OryaTechnologie ; Dakar, Sénégal
  • M. Diallo Djiba – Senior Fintech Advisor Ecobank; Dakar, Sénégal
  • M. Kanté Aboubacar Sidiki – Avocat au Barreau de Paris et Fondateur de ASK Avocats Guinée
  • M. Barry Alpha Bacar  – Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Guinée
  • M. Boubacar Bah – Consultant Cybersecurité GRC, Paris France
  • M. Karamba Guirassy – Digital Data Analyst, Paris France
  • M. Alistair Schneider – CEO AI Lean, Boston Massachusetts
  • M. Dienabou Keita – Founder & CEO The Jamila Foundation Inc, Guinée
Comment Participer :

Les inscriptions pour Guinea Fintech Week 2024 sont maintenant ouvertes. Les places sont limitées, alors, assurez-vous de vous inscrire dès maintenant pour garantir votre participation à cet événement phare en cliquant sur ce lien https://guineafintechweek.com/participant-form

Appel aux Partenaires et Sponsors :

Nous invitons les entreprises et les organisations intéressées à se joindre à nous en tant que partenaires ou sponsors, de contacter notre équipe à info@guineafintechweek.com

À propos de Guinea Fintech Week :

Guinea Fintech Week est un événement annuel consacré à la promotion et au développement des technologies financières en Guinée et en Afrique de l’Ouest. Elle vise à créer une plateforme d’échange et de collaboration pour les acteurs du secteur fintech afin de stimuler l’innovation et l’inclusion financière dans la région.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site web : https://guineafintechweek.com/
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